Relations Sarkozy-Tapie

Publié le par Cohérence et Espoir 94

AFFAIRE ADIDAS

Tapie : Hollande veut savoir si la relation avec Sarkozy a pu "jouer"

NOUVELOBS.COM | 05.09.2008 | 09:16

"Chacun connaît les relations de Bernard Tapie et de Nicolas Sarkozy, même sur un plan politique", estime le premier secrétaire du PS, et "il y a des éléments qui nous laissent penser que des décisions sont venues de l'Elysée".

François Hollande (Reuters)

François Hollande (Reuters)

Alors que les auditions des protagonistes de l'affaire Tapie-Crédit Lyonnais ont débuté mercredi 3 septembre devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale, le premier secrétaire du PS François Hollande déclare vouloir savoir si la relation de Bernard Tapie avec Nicolas Sarkozy "a pu jouer" dans cette affaire.
"Chacun connaît les relations de Bernard Tapie et de Nicolas Sarkozy, même sur un plan politique", a déclaré François Hollande à l'AFP. "Tapie disait, il y a peu de temps, appartenir aux radicaux de gauche et a appelé à voter pour Nicolas Sarkozy".
Il faut "savoir si cette relation a pu jouer", alors qu'il "y a des éléments qui nous laissent penser que des décisions sont venues de l'Elysée".

"Tapie a la tête d'être ami de Sarkozy"

Pour le patron du PS, "le rôle de l'audition est de savoir si l'instruction est venue du ministère des Finances, du Premier ministre ou de l'Elysée. D'où est venue cette double décision ? De prendre l'arbitrage plutôt que la procédure judiciaire ? Qui a pris la décision de ne pas faire recours ?", s'interroge-t-il.
"Lorsque Mme Lagarde dit qu'elle n'a pas une tête à être l'amie de Bernard Tapie, visiblement Bernard Tapie a la tête d'être ami de Nicolas Sarkozy", ironise encore François Hollande.

Pour comprendre "pourquoi"


Rappelant que le PS avait demandé que le gouvernement "fasse recours, ce qu'il a refusé de faire", et réclamé une commission d'enquête, François Hollande veut comprendre "pourquoi l'Etat, qui doit protéger normalement ses interêts et qui avait eu satisfaction de la Cour de cassation, est rentré dans une logique d'arbitrage qui l'amène à verser un chèque - dont on ne sait pas s'il sera de 50 millions ou de 100 millions d'euros - à Bernard Tapie".
"Pourquoi n'a-t-il pas laissé la cour d'appel, suite à la décision de la Cour de cassation, reprendre le dossier au fond? (...) Pourquoi n'a-t-il pas fait recours de cette décision arbitrale exceptionnelle dans le droit fiscal ?", insiste-t-il.
(Avec AFP)

Publié dans Politique Générale

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