Gauche

Vendredi 19 décembre 2008
 

ORLY.

Gaston Viens annonce son départ dans l’indifférence

Sobrement, le maire divers gauche d’Orly a annoncé hier soir, lors d’un conseil municipal, qu’il quittera ses fonctions en mars 2009.

Vincent Vérier | 19.12.2008, 07h00


Pas d'applaudissements, pas un mot, pas d’embrassade… Hier soir, c’est dans le plus grand calme que Gaston Viens, maire divers gauche d’Orly, a officiellement annoncé qu’il ne terminerait pas son huitième mandat de maire.


En mars, soit un an après sa réélection, l’ancien président du conseil général du Val-de-Marne entre 1967 et 1970 passera la main à sa première adjointe, Christine Janodet, 53 ans.


Une nouvelle accueillie sans émotion par un conseil municipal marqué notamment par les absences de François Philippon, l’un des principaux opposants de l’édile. Même tranquillité au sein du public venu peu nombreux. Il faut dire que la nouvelle était plus ou moins attendue.


Il reste conseiller municipal



Il y a un an, après moult hésitations, l’homme aux 83 printemps à l’époque avait désarçonné les candidats à sa succession en annonçant qu’il partirait pour un huitième mandat. Balayant d’un revers de main les critiques sur son âge, l’ancien déporté de Buchenwald, droit dans ses bottes, avait indiqué : « Je partirai quand je l’aurai décidé, quand j’aurai trouvé un successeur… » Alors le 16 mars dernier, lorsque l’ancien résistant avait remis sa propre écharpe d’ancien conseiller général à Christine Janodet, nouvelle élue dans le canton d’Orly, la plupart des observateurs y avaient vu un passage de témoin. « Il est fort, résume cet élu de la ville. Il a fait ce qu’il a voulu. »


Gaston Viens ne quittera pas complètement la vie publique puisqu’il restera conseiller municipal. Philippe Ménager, actuel adjoint en charge de la culture et de la communication, devrait prendre le poste de premier adjoint. L’élection du nouveau maire se déroulera le 22 mars, date anniversaire du premier mandat de Gaston Viens. C’était il y a quarante-quatre ans…


 

Par Cohérence et Espoir 94
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Dimanche 14 décembre 2008

Réunis en congrès, les 900 délégués communistes ont adopté hier à une large majorité la «base commune», une feuille de route soutenue par la secrétaire nationale du parti.


LAURE EQUY 

Marie-George Buffet en mars 2007. (Archive)

Marie-George Buffet en mars 2007. (Archive) (REUTERS)


 


Sans vagues. Réunis en congrès à la Défense (Hauts-de-Seine), les 900 délégués communistes ont adopté hier à une large majorité (68,7%) la «base commune», une feuille de route soutenue par Marie-George Buffet, que devra appliquer la prochaine direction, désignée ce dimanche. «On nous prédisait de la sueur, du sang et des larmes. Tout s’est passé tranquillement, dans un climat d’écoute», a trompété le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, sitôt après l’annonce du score, «dans la fourchette haute de (ses) attentes». Et ce alors que le 34e congrès s’est ouvert sous haute tension, sur fond de discordes et d’accusations d’évictions.



Sujet pourtant inflammable, l’avenir du parti a notamment été débattu dans le calme, après trois jours de débats qui ont quelque peu tiré les traits. Le texte d’orientation propose une poursuite du PCF, assortie de profondes transformations. Certes, les délégués se sont attardés sur le périmètre de ces «transformations», jugées par certains «trop cosmétiques». «Allons le plus loin possible, nous avons beaucoup de progrès à faire mais nous sommes très clairs là-dessus», rassure Pierre Laurent, pressenti pour intégrer la nouvelle direction, qui juge que «le texte laisse ouvert le débat sur ce chantier». «On prend là des décisions d’offensive pas de statu quo», renchérit Dartigolles.



Un enthousiasme que ne partagent pas les communistes «unitaires», critiquant «des gages données à l’aile la plus dure» du parti. La mention de ««métamorphoses» a été trappée», relève l’un d’eux. Selon Pierre Zarka, «on a même reculé par rapport au texte» initial.



Buffet, qui doit être réélue dimanche secrétaire nationale, n’en a donc pas fini avec les divisions. Trois listes alternatives pour la composition du nouveau conseil national («parlement» du parti) avaient été déposées samedi.



D’après André Gerin, figure des «orthodoxes», qui pourrait conduire l’une d’elles, «c’est comme l’arme nucléaire, l’utilisation ultime» pour peser dans les futures instances. Le député du Rhône pourrait retirer sa liste s’il obtient l’entrée au conseil national de 20 des siens.



Nicolas Marchand, sur une ligne «identitaire», présente également une liste. Enfin, la secrétaire fédérale des Hautes-Pyrénées, Marie-Pierre Vieu, est à la tête d’une liste regroupant les membres de sensibilités exclues. Sans faire partie des «identitaires» mais solidaire de ces derniers, Vieu avait prévenu: «Si les seuls signaux du congrès sont l’immobilisme et le repli, je prendrai mes responsabilités.» En off du congrès, les unitaires, ont organisé samedi une soirée, sous la bannière «Qui se ressemble se rassemble», pour appeler à la création d’une nouvelle force politique.

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Jeudi 27 novembre 2008

Les socialistes français, on sait. On ne le voit et ne l’entend que trop, mais les autres ? Eh bien, récolement et grotesque en moins, le reste de la gauche européenne est aussi mal en point. Recours à l’Etat et relance par la demande, partout, ses idées triomphent mais, partout, elle perd du terrain. Alors même que l’échec des recettes libérales et la récession mondiale qui s’ensuit devraient la porter au plus haut des sondages, alors même qu’elle devrait s’apprêter à revenir aux commandes dans toutes les capitales de l’Union, la gauche européenne demeure incapable de se faire entendre, essoufflée, muette, engluée, en Allemagne, dans une coalition avec la droite, obligée de s’allier aux conservateurs en Autriche, renvoyée dans l’opposition en Italie et ne sachant plus, nulle part, pas seulement en France, si elle doit chercher son salut dans une radicalisation ou un ancrage au centre. Retour en arrière, pour tenter de comprendre.



Aux lendemains de la guerre, la gauche était idéologiquement dominante. Socialistes ou conservateurs, les gouvernements n’avaient pas d’autre choix que de mener des politiques keynésiennes, interventionnistes et sociales, car tout le commandait. L’obligation de s’appuyer sur la puissance publique pour financer la reconstruction assurerait aux Etats un rôle incontournable. La peur du communisme et le plein-emploi créaient un tel rapport de forces entre le Capital et le Travail que les grèves se soldaient par une progression des salaires et des protections sociales.



Dans ces années de boom économique, l’argent et les droites en étaient réduits à prôner la cogestion des entreprises pour canaliser la puissance syndicale, mais la roue a tourné.



La reconstruction achevée, le chômage a succédé au plein-emploi pendant que les classes moyennes, oubliant qu’elles devaient leur existence à la redistribution fiscale, se sont révoltées contre l’impôt. Par pans entiers, elles ont basculé à droite, permettant le triomphe de la «révolution conservatrice», celle qui disait, avec Margaret Thatcher et Ronald Reagan, que «l’Etat n’était pas la solution mais le problème». Tout le rapport de forces de l’après-guerre s’est inversé au milieu des années 70 et ce bouleversement économique et politique a permis aux entreprises occidentales de faire face au renchérissement des matières premières en délocalisant et serrant leurs coûts de production - en augmentant le chômage et rognant inexorablement les protections sociales.



Là-dessus, presque en même temps, le communisme s’est écroulé et de nouvelles économies ont émergé. Non seulement aucune crainte politique n’incitait plus le Capital au compromis mais la concurrence des pays asiatiques, imbattables sur le coût de la main-d’œuvre, a exercé une formidable pression sur les salaires occidentaux. Dès le début des années 80, les gauches étaient dans l’impasse, devenues tellement impuissantes à étendre et, même, défendre les conquêtes sociales, qu’elles en ont perdu leur raison d’être, acculées à expliquer, comme Lionel Jospin, que «l’Etat ne pouvait pas tout». Les gauches européennes ont, alors, tenté de marier flexibilité et protection.



Certaines y sont parvenues. La plupart n’ont réussi qu’à brouiller leur image et c’est au moment même où elles s’étaient résignées à ne plus rien pouvoir pour les couches populaires et à se détourner d’elles, à courir après les classes moyennes et à abjurer tout dirigisme, que la récession les a remises à contre-courant. Face à la crise qu’ils ont provoquée, les libéraux sont devenus «pragmatiques», redécouvrant Keynes, appelant, avec les droites et les entreprises, à plus d’Etat, plus de règles, plus de déficits et plus d’argent public. Les gauches en restent coites, ne sachant pas comment se réapproprier un patrimoine idéologique qui leur a, maintenant, été volé. Elles sont à reconstruire mais ce n’est pas plus dans le «recentrage» que dans la «radicalisation», à l’aide de mots sans contenu, qu’elles trouveront leur salut.



Les gauches européennes ne retrouveront une place et ne se referont entendre qu’en proposant un nouveau pacte social et en se donnant les moyens de l’imposer, qu’en restaurant la redistribution fiscale, inventant les nouvelles protections sociales répondant aux nouvelles conditions de production et bâtissant, ensemble, une puissance publique européenne à même de contrebalancer la puissance du Capital. Rien n’est plus urgent pour elles que de se doter d’une plateforme commune, claire, simple et concise, et d’aller unies aux élections, nationales et européennes.



Plus les gauches tarderont à comprendre, et faire comprendre, que l’Europe politique est leur premier combat, plus elles tarderont à renaître.



Bernard Guetta est membre du conseil de surveillance de Libération.

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Samedi 1 novembre 2008
Il n'y a pas que les socialistes en congrès. Nos camarades communistes également. Il est intéressant de regarder leurs résultats.  La tendance de Marie-Georges Buffet favorable à l'union de la gauche est majoritaire, bien qu'en recul (64% au dernier congrès). La tendance d'André Gérin est orthodoxe, voire marxiste-léniniste, la troisième tendance est gauchiste, voire trotskyste.

Le vote avait lieu les mercredi 29 et jeudi 30 octobre 2008 dans les différentes sections communistes de France, dans le cadre de la préparation du 34ème congrès du PCF qui se tiendra du 11 au 14 décembre à La Défense (Hauts de Seine).


Trois textes étaient en concurrence. La base commune, intitulée Vouloir un monde nouveau, le construire au quotidien, était présentée par le Conseil national et notamment par la secrétaire nationale Marie-George Buffet.


Un deuxième texte, présenté comme alternatif, Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme a été lancé par deux militants parisiens, Jérôme Métellus et Greg Oxley, qui animent le groupe La Riposte .


Le troisième texte, alternatif également, Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps est signé par André Gérin, député-maire de Vénissieux (Rhône), et Jean-Jacques Karman, conseiller général de Seine Saint Denis, ancien maire-adjoint d’Aubervilliers. Il s’appuie notamment sur le groupe réveil Communiste.


Selon des chiffres diffusés par André Gerin, les résultats provisoires dans le Val de Marne et au niveau national seraient les suivants :

 

 

134 000 adhérents 

France

%

Val de Marne

%

Inscrits

  78 779 cotisants

78 779

 

4 017

 

Votants 

 

39 692

50,38%

1 942

 

Exprimés 

 

          36 033

 

1 537

 

Texte 1 Vouloir un monde nouveau

Marie-George Buffet et le Conseil national

          21 946

60,91%

1 023

66,6% 

Texte 2 Renforcer le PCF

Jérôme Métellus et Greg Oxley

  5 419

15,04%

172

11,2% 

Texte 3 Faire vivre et renforcer le PCF

André Gérin et Jean-Jacques Karman

8 659

24,53%

342

22,3%

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Présentation

Qui sommes-nous ?

Bienvenue sur notre blog !

Nous sommes des militants et des élus du Parti Socialiste qui ont fait le choix de soutenir la contribution générale du premier secrétaire François Hollande et la contribution fédérale "Ce qui nous rassemble" .Nous nous sommes ensuite regroupés autour de la motion  A


- Vincent Charlot, Membre du Conseil Fédéral, Orly
- Marc Scotto d'Abusco, Secrétaire de section de Choisy-le-Roi, 4° Maire Adjoint
- Philippe-Xavier Bonnefoy, Président du Bureau National des Adhésions, Villejuif
- Arieh Adida, Secrétaire de la section de Saint-Maurice
- Michel Tabanou, Secrétaire de section de Fontenay-sous-Bois, 2° Maire Adjoint
- Patricia Gambiasio, 7° Adjointe au Maire d'Ivry-sur-Seine
- Elodie Massé, 10° Adjointe au Maire de Choisy-le-Roi
- Louis-Mohamed Seye, 11° Adjoint au Maire de Fontenay-sous-Bois, Délégué National à la Francophonie
- Thierry Atlan, Conseiller Municipal d'Orly
- Clémence Avognon-Zonon, 2ème adjointe au maire de Fontenay-sous-Bois




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