Institutions

Mardi 14 avril 2009


Le projet de récoupage électoral dessiné par Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux collectivités territoriales, n'est pas encore terminé qu'il suscite déjà l'ire de l'opposition. Selon un document publié samedi 11 avril par le Monde, 33 circonscriptions devraient être supprimées, dont 23 détenues par la gauche.

 

Alain Marleix a contesté ces chiffres, lundi, dans les colonnes du Figaro . Selon lui, sur les 33 circonscriptions qui devraient être supprimées, 18 sont actuellement détenues par la gauche et 15 par la droite. La gauche ne serait "absolument pas pénalisée" par le redécoupage. Mais il ne semble pas avoir convaincu.

 

 

Dans un entretien au Parisien, mardi, Bruno Le Roux, secrétaire national du PS aux élections, estime ainsi que "le gouvernement cherche à diviser les socialistes, à faire un certain nombre d'heureux parmi nous." Selon lui, un redécoupage équitable, en l'état actuel des forces à l'Assemblée nationale, reviendrait à supprimer "une vingtaine de circonscriptions à droite contre 13 à gauche".



LE GOUVERNEMENT SE DÉFEND DE TOUTE MANŒUVRE POLITICIENNE

"Ça sent le coup tordu" pour le député socialiste de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone. "La proposition qui nous est faite actuellement n'est pas respectueuse de la démocratie, il faut revenir à quelque chose qui représente plus de sagesse", a-t-il affirmé sur Canal+. Le président d'honneur du Parti radical de gauche, Roger-Gérard Schwartzenberg , a brocardé une "absence manifeste d'impartialité" de M. Marleix. Il a observé que le secrétaire d'Etat aux collectivités territoriales avait été "de 2005 à 2008 secrétaire national aux élections à l'UMP et a même cumulé ces deux fonctions de mars à octobre 2008, alors même qu'il était chargé du découpage électoral".


 

 

Le gouvernement, de son côté, se défend de toute manœuvre politicienne. "Ce redécoupage sera transparent, rien ne se fera en catimini", a assuré son porte-parole, Luc Chatel, sur RTL. "L'objectif, c'est d'avoir des élections qui soient équitables entre les départements, c'est-à-dire qu'en gros on envoie à l'Assemblée nationale un député pour représenter le même nombre de Français."


 

Une commission de surveillance sur le redécoupage, présidée par l'ancien président du Conseil constitutionnel  Yves Guéna, doit être mise sur pied le 21 avril. Après transmission des projets d'ordonnance, la commission aura ensuite deux mois pour rendre ses avis. Le découpage doit se faire à nombre de sièges constant à l'Assemblée (577), dont 11 pour les Français de l'étranger actuellement non représentés, avec un député pour 125 000 habitants contre 106 000 actuellement. Le Parlement devra se prononcer définitivement avant le 8 janvier 2010, soit deux ans et demi avant les législatives de 2012.

Par Cohérence et Espoir 94
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Samedi 21 février 2009

 


Le comité pour la réforme des collectivités locales n'a pas encore rendu ses travaux, que déjà la contestation s'organise. Le chantier est, il est vrai, ultrasensible. Ouvert fin 2008 par Nicolas Sarkozy, confié à l'ancien premier ministre Edouard Balladur, il vise à clarifier les compétences et responsabilités des différentes collectivités territoriales et mettre fin au "mille-feuille" d'une organisation devenue, selon le président de la République, incompréhensible et coûteuse.



Présidé par Edouard Balladur (UMP), le comité pour la réforme des collectivités locales a été installé le 22 octobre 2008 par Nicolas Sarkozy. Il comprend onze membres, dont quatre élus : Gérard Longuet, sénateur (UMP) de la Meuse, Pierre Mauroy, sénateur (PS) du Nord, Dominique Perben, député (UMP) du Rhône, André Vallini, député (PS) et président du conseil général de l'Isère. Les six autres membres sont : Daniel Canepa, préfet d'Ile-de-France et président de l'Association du corps préfectoral ; Jean-Claude Casanova, universitaire et éditorialiste ; Jacques Julliard, journaliste et historien ; Elisabeth Lulin, inspectrice des finances ; Jean-Ludovic Silicani, conseiller d'Etat ; Michel Verpeaux, professeur de droit.

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Alors qu'Edouard Balladur doit rendre son rapport définitif d'ici au début du mois de mars, le PS est déjà parti en guerre. Il est à la tête de vingt des vingt-deux régions métropolitaines, de la majorité des départements et d'un nombre important de grandes villes et soupçonne la droite d'avoir entrepris "une manoeuvre visant à déstabiliser le bloc de gauche", comme l'affirme Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France.



"CASSER PARIS"

Alain Rousset, qui préside l'Association des régions de France (ARF), parle d'un esprit de "revanche" après l'échec de la droite aux élections régionales de 2004, tandis que Claudy Lebreton, président de l'Assemblée des départements de France (ADF), accuse le chef de l'Etat "d'ouvrir une brèche de diversion alors qu'il est englué dans la crise économique".


 


Au sein du PS, comme dans les principales associations d'élus, les débats sont pourtant plus complexes qu'ils n'en ont l'air. "Père" de la première étape de la décentralisation dans les années 1980, l'ancien premier ministre Pierre Mauroy, sénateur du Nord, a accepté de participer aux travaux du comité Balladur, ainsi qu'André Vallini, député et président du conseil général de l'Isère. Martine Aubry, la patronne du PS, a eu beau les presser de claquer la porte, ils ne l'ont pas fait, expliquant qu'ils n'y siégeaient pas en qualité de représentants de leur parti. M.M. Mauroy et Vallini attendent la réunion ultime du comité, mercredi 25 février, pour décider s'ils voteront ou non tout ou partie du rapport final.


 


Pour Jean-Paul Huchon, c'est pourtant clair : "On va remplacer le mille-feuille par une usine à gaz." Avec lui, la quasi-totalité des présidents de régions, des présidents de conseils généraux et des associations de maires refusent des propositions qui, si elles étaient retenues, modifieraient le paysage politique local en profondeur : émergence de quinze grandes régions au lieu des 22 existantes, rapprochement des départements et des régions, création du "Grand Paris"... Les premières conclusions du comité Balladur ravivent les clivages, à gauche comme à droite, entre élus des villes et représentants des zones rurales, régionalistes et départementalistes. Personne ne voulant faire les frais de la réforme.



La fronde est active parmi les régions qui revendiquent un rôle majeur dans l'aménagement du territoire, les transports et la recherche. Mais c'est au sein des départements, la structure en apparence la plus menacée, que l'inquiétude est la plus vive. Dans une motion commune adoptée samedi 7 février, les élus de 35 conseils généraux revendiquent leur entière "capacité d'initiative", aux côtés des communes et des régions.



En Ile-de-France, c'est aussi l'ébullition. Le comité Balladur veut créer un "Grand Paris" de six millions d'habitants à l'échelle des quatre départements de Paris, du Val-de-Marne, de la Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine. Aussitôt, les grands élus PS de la région se sont ressoudés...



"Ce projet vise à casser Paris", accuse le maire Bertrand Delanoë. Ce "mastodonte", explique l'un de ses proches, sera trop grand pour appliquer efficacement les politiques sociales (RMI, APA) assumées aujourd'hui par chaque département. Et trop petit pour favoriser le développement économique de l'Ile-de-France puisqu'en sont notamment exclus les villes nouvelles, le plateau de Saclay (Yvelines, Essonne), ou les aéroports d'Orly ou de Roissy.



"L'idée de récréer l'ancien département de la Seine est complètement ringarde", renchérit M. Huchon. Pour contrer le projet, les élus de gauche mettent en avant le syndicat mixte Paris-Métropole, une structure de concertation à laquelle ont adhéré 72 collectivités franciliennes, dont Paris et la région.



Malgré la fronde, M. Balladur veut aboutir à une refonte ambitieuse, sachant que le plus dur sera ensuite de la faire voter. Il s'est donné du temps pour cela. Dans le meilleur des cas, la réforme ne devrait pas voir le jour avant le prochain quinquennat.


Béatrice Jérôme et Michel Delberghe
Par Cohérence et Espoir 94
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Mercredi 21 janvier 2009

Après les vifs incidents de la veille sur la réforme du travail parlementaire, la crise s'est amplifiée, mercredi 21 janvier, à l'Assemblée nationale. Accusé par Bernard Accoyer d'avoir fait un "coup de force", le PS en a renvoyé la responsabilité au président de l'institution et mis à exécution sa menace de boycotter la séance de questions au gouvernement. Une première.


MM. Fabius, Hollande et Ayrault mardi en fin d'après-midi à l'Assemblée, quelques heures avant que le débat ne dégènère.

A l'ouverture de la séance, le premier ministre, François Fillon, a pris la parole pour réaffirmer son soutien au président de l'Assemblée et appeler les socialistes "au calme et à la raison". Rassemblés dans leur salle de réunion habituelle, ces derniers ont suivi les débats à la télévision, décidés à pratiquer une politique de la chaise vide. "Ce n'est pas parce que nous ne sommes pas en séance que nous nous mettons en vacances. Nous travaillons sur le projet de loi logement", qui sera débattu la semaine prochaine en séance publique, a déclaré Jean-Marc Ayrault, le chef de file du groupe socialiste. Il faut que "les négociations s'engagent sur la base des propositions" faites la veille au soir et refusées par la majorité, a-t-il ajouté. En d'autres termes, "que chaque président de groupe puisse lever la contrainte du 'temps global' à quatre reprises chaque année", soit "exercer un droit d'alerte sur quatre textes maximum".


"SORTIE DE CRISE"

Dans l'après-midi, la polémique s'est propagée à l'UMP. Bernard Accoyer a tenté de calmer les esprits en promettant des concessions à l'opposition sur la programmation des débats. Dans le cadre de la modification du règlement de l'Assemblée, qui suivra le texte actuellement en discussion, il a proposé "qu'un président de groupe puisse demander un temps" de débat "pouvant dépasser des dizaines d'heures".



Mais le chef de file des députés UMP, Jean-François  Copé, a opposé une fin de non recevoir à cette proposition. "Je crains qu'à force de rentrer dans la surenchère de la gauche, nous en arrivions à un dispositif qui n'est plus applicable en pratique, a-t-il dit. La bonne formule, c'est que la conférence des présidents soit le lieu où on détermine ensemble la durée des débats."



"J'assume mes responsabilités de président de l'Assemblée, a répondu immédiatement M. Accoyer. Ce n'est pas tel ou tel président de groupe qui dicte au président de l'Assemblée ce qu'il doit faire". "Les députés du groupe UMP ont trouvé que cette proposition avait une grande logique, une grande souplesse et qu'elle répond aux attentes de l'opposition", a-t-il ajouté.



Sa proposition offre, selon lui, "une possibilité de sortie par le haut" de la crise qui s'est ouverte à l'Assemblée sur la question d'une limitation des débats et du droit d'amendement des parlementaires, que prévoit le projet de loi de réforme. "J'ai eu Jean-Marc Ayrault au téléphone, il souhaite avoir, par écrit, les propositions que je lui ai déjà faites dans la journée. Je vais les rédiger. Je pense que nous pourrons avancer."

Par Cohérence et Espoir 94
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Mercredi 21 janvier 2009


 
Le Président de la République, le président de l'Assemblée nationale et la majorité ont pris la responsabilité d'ouvrir une crise politique majeure.
 


Ensemble, ils ont conçu un projet de loi organique qui a pour but essentiel d'entraver le droit d'amendement des parlementaires et à limiter l'expression de l'opposition. Ils ont décidé d'enfreindre la Constitution qui protège et garantit ces droits. Ils veulent mettre fin à la tradition parlementaire qui imposait un consensus entre la majorité et l'opposition sur les règles touchant au fonctionnement des Assemblées. Ils veulent priver les parlementaires de leur liberté individuelle de défendre des amendements et de les utiliser pour informer l'opinion des dangers d'un texte de loi.
 


Le déroulement des débats en cours à l'Assemblée nationale témoigne d'une dérive autoritaire visant à bâillonner l'opposition parlementaire, à lui retirer le seul pouvoir qu'elle détient encore dans nos institutions : le temps de débattre, le temps d'expertiser les textes, le temps d'éclairer les Français.
 


Pour vous en convaincre, il vous suffit de visionner la vidéo de la dernière séance sur le lien suivant : http://www.dailymotion.com/GroupeSRC/video/x83isy_1-crise-politique-article-13_news
 


Dans ces conditions, il nous est impossible de continuer un tel simulacre de débat. Il ne s'agit pas d'un combat partisan. Nous défendons le droit inaliénable pour chaque parlementaire de modifier le cours d'une loi. Nous défendons le droit d'exprimer le sentiment des citoyens qui nous ont élus.
Notre droit d'amendement, c'est aussi votre liberté d'expression.
 

C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui un appel à la mobilisation pour la défense des droits du Parlement. Vous trouverez une pétition et des informations complémentaires sur www.amendement.over-blog.com.
 
Nous comptons sur votre soutien.
 
Les parlementaires socialistes, radicaux et citoyens.




Par Cohérence et Espoir 94
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Vendredi 16 janvier 2009

La discussion à l'Assemblée nationale sur le projet de loi organique sur les droits du Parlement se poursuit. Les députés siègent vendredi toute la journée et samedi. Pour expliquer ce projet, lié à la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, et qui vise à mieux encadrer la procédure législative et accélérer les débats, le gouvernement a publié sur son site Internet un argumentaire sous la forme de questions-réponses.



L'hémicycle de l'Assemblée nationale à Paris en 1993.


Cet argumentaire cherche notamment à justifier la mise en place du dispositif de "crédit-temps", ou de "temps global", c'est-à-dire la fixation pour chaque groupe politique d'un temps déterminé par avance pour discuter d'un texte, à charge pour lui de le répartir entre présentation de motions de procédure (utilisées par l'opposition pour demander le rejet d'un texte), discussion générale et défense des amendements.



Qu'y lit-on ? Question : "En quoi le crédit-temps est-il nécessaire ?" Réponse : "Avec l'ordre du jour partagé et la limitation du 49-3, on risque un blocage de l'institution parlementaire si l'agenda des assemblées dérive."

Introduire cette forme de parallélisme entre le 49-3, qui permet au gouvernement d'interrompre la discussion d'un texte, et le crédit-temps revient à accréditer l'idée que, par le biais de ce nouveau dispositif, l'exécutif entend se "dédommager" de la concession faite à l'occasion de la révision constitutionnelle et reprendre la main sur l'organisation des travaux du Parlement. La révision constitutionnelle du 23 juillet a introduit une restriction partielle à une double exception française. Jusque-là, le gouvernement avait l'entière maîtrise de l'ordre du jour du Parlement et il dispose, avec l'article 49-3 de la Constitution – ajouté au droit de dissolution de l'Assemblée nationale accordé au président de la République –, d'une "arme de dissuasion" lui permettant d'engager sa responsabilité sur un texte législatif.



La réforme des institutions restreint l'usage de ces mesures de contention qui participent de l'assujettissement du législatif à l'exécutif :


– Le Parlement disposera désormais d'une semaine sur quatre dont il fixera lui-même l'ordre du jour, pour se consacrer essentiellement à ses activités de contrôle.

- Quant au 49-3, en dehors des projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale, le gouvernement ne pourra y recourir que pour un texte par session.



L'argumentaire du gouvernement laisse entendre qu'aux yeux de l'exécutif, le partage de l'ordre du jour porterait en soi le risque de "dérive". C'est un signal de défiance qu'il adresse ainsi au législatif, incapable par nature de s'autoréguler.



La réponse du gouvernement résulte d'une interprétation singulière de la Constitution. Dans l'esprit des constituants de 1958, le "49-3" avait pour objet de "tordre le bras" à la majorité en l'obligeant, si elle n'approuvait pas un texte qui lui était soumis, à aller jusqu'au vote d'une motion de censure contre le gouvernement pour en empêcher l'adoption.



Au fil des ans, la pratique des gouvernements en a dévoyé l'usage. De moyen de pression sur la majorité, le "49-3" est devenu une mesure-couperet, tournée contre l'opposition, permettant au gouvernement d'interrompre la discussion d'un texte quand il considère qu'elle a "trop duré".



L'opposition d'aujourd'hui, celle peut-être de demain sont fondées à nourrir quelque méfiance et à revendiquer que le Parlement reste maître de l'organisation de ses travaux. Tout en cherchant à en améliorer l'efficacité. Cette petite phrase, tirée de l'argumentaire du gouvernement ne laisse, en tout cas, pas "insensible" dans la majorité. "Qui a pu écrire une telle stupidité ?", s'étrangle un député UMP, tandis qu'un autre évoque la nécessité d'alerter au plus vite le premier ministre.


Patrick Roger
Par Cohérence et Espoir 94
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- Marc Scotto d'Abusco, Secrétaire de section de Choisy-le-Roi, 4° Maire Adjoint
- Philippe-Xavier Bonnefoy, Président du Bureau National des Adhésions, Villejuif
- Arieh Adida, Secrétaire de la section de Saint-Maurice
- Michel Tabanou, Secrétaire de section de Fontenay-sous-Bois, 2° Maire Adjoint
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- Elodie Massé, 10° Adjointe au Maire de Choisy-le-Roi
- Louis-Mohamed Seye, 11° Adjoint au Maire de Fontenay-sous-Bois, Délégué National à la Francophonie
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