Elections partielles de janvier à novembre 2009

Publié le par Cohérence et Espoir 94

Cher(e)s tou(te)s,

Vous excuserez la longueur de ce message! Par ailleurs, sur les sites où je les publie, il n'y a pas de possibilités de mettre des tableaux. Ces sites dont je conseille la lecture sont le mien
htpp://www.coherenceespoir94.over-blog.com  et celui de politiquemania: http://www.politiquemania.com

Vous excuserez d'éventuelles erreurs qui se seraient glissées.

Résultats des élections partielles 2009 (de janvier à novembre 2009)

Elections cantonales partielles 45

Durant le mois de novembre 2009, 5 partielles ont eu lieu à Hochfelden (67), Les Abymes (97 Guadeloupe), Monthois (07), Saint-Pierreville (07), Vitrolles (13). Trois cantons ruraux peu peuplés, un canton urbain et un canton péri-urbain, à ce que j’ai compris.
2 étaient détenus par l’UMP et 3 par le PS (peut-être apparentée en Guadeloupe).
A Hochfelden, la candidate dissidente de l’UMP, a été largement élue contre le candidat officiel dans cette terre traditionnellement ancrée à droite. A Monthois c’est un sans-étiquette qui a battu le candidat UMP . Les trois cantons détenus par le PS ont vu de très nettes victoires des candidats socialistes, dépassant les limites de la gauche au second tour.

Bilan entre janvier et novembre 2009
La gauche détenait 20 sièges avant ces élections partielles (1 Extrême-gauche, 4 PC, 13 PS, 2 Divers-gauche), la droite 22 (1 UDF, 17 UMP, 4 Divers Droite), 3 étaient sans étiquette. 17 sièges étaient pourvus au 1er tour, 28 au 2ème tour.
Après les cantonales partielles, la gauche en détient 25 (1 Extrême-gauche, 3 PC, 18 PS, 4 Divers gauche) et la droite 17 (9 UMP, 7 Divers droite et 1 MoDem), deux sièges restant à des sans-étiquette. En 2009, 8 sièges ont été pourvus au 1er tour, et  37 au second tour.

La réalité est un peu plus complexe que la simple balance des sièges.
L'extrême-gauche conserve son siège. Le PS a conservé 10 sièges, en a acquis 8 et en a cédé 3 (1 à l'UMP). Le PC conserve 3 sièges et en perd un. Les Divers-gauche en ont conservé 2 et acquis 2 (avec soutien du PS sortant)
L'UMP a conservé 7 des 15 sièges qu'elle détenait, en gagne 2 et en abandonne 6 au PS et 2 à des Divers-Droite. Elle en prend 1 au PS et 1 au PCF.  Les Divers droite conservent 3 sièges, en acquièrent 4 de l'UMP et en perdent 1 allant au PS.
Un sans-étiquette conserve son siège, un  le gagne au détriment de l’UMP,  un le perd au profit du PS et 1 au profit du MoDem.

La participation est toujours faible en n'atteignant que 35,18% contre 64,28% à l'élection générale précédente.

Au plan voix et pourcentage, la gauche réalisait dans ces cantons 44,05% (dont 22,20% pour le PS, 8,16% pour le PCF, 7,60% pour des Divers-Gauche, 3,01% pour les Verts et 2,97% pour l’extrême-gauche) et la droite 54,81% (dont 29,44% UMP, 11,47% pour les divers-droite, 5,14% pour le Modem et 8,78% pour l’extrême-droite) .
Cette fois-ci, la gauche rassemble 45,77% (dont 24,49% pour le PS, 8,32% pour le PCF, 6,38% les Divers gauche, les Verts 4,00%, 2,15% pour l’extrême-gauche et enfin 0,44% pour le PRG), la droite 50,71,% (dont 27,96% pour l'UMP, 17,06% pour les divers-droite,   2,21% pour le MoDem, 1,01% pour le Nouveau Centre et ...2,47% pour l’extrême-droite). Le résultat des sans-étiquette notamment à Mayotte ou à Monthois a fait bondir cette catégorie à  3, 52% en 2009 au lieu de 1,13% en 2004 ou 2008.

On doit à la vérité que le Ministère de l'Intérieur n'a pas publié certains résultats de 2004 dans les DOM, ce qui empêche la totalisation d'être totalement exacte. Elle n'est donc qu'approchée.

Le second tour semble être désormais la règle puisqu'il y en a 37 au lieu de 28 sur 45. ce qui souligne que la force dominante qui est à droite l'UMP a tendance à nettement reculer. 

La gauche augmente de 1,72%, ce qui est une progression assez légère (Plus importante pour le PS avec +2,29%). Il faut prendre en compte que la gauche partait de positions déjà très hautes en 2004 et 2008.
Le phénomène majeur est bien les pertes de la droite (-4,10%) et dans la droite celles spectaculaires du FN, mais aussi de l’UMP malgré le recyclage important des voix de l’extrême-droite. C’est pourquoi il semble risqué pour Sarkozy de vouloir « nationaliser » les élections régionales, alors que ce sont les Divers-Droite qui résistent le mieux pour la droite.

Les deuxièmes tours en 2004 et 2008 donnaient la droite nettement gagnante sur l’échantillon avec 53,71% sur les 27 cantons examinés contre 46,29% à la gauche. En 2009, sur les mêmes 27 cantons, la gauche atteint 49,38% (+3,09%), la droite 49,42% (-4,29%) alors que des sans-étiquettes apparaissent avec 1,27%. Le constat est encore plus net qu’au 1er tour. La gauche avance , la droite UMP recule malgré le « siphonage » des voix FN. Par contre dans les cantons à majorité à droite, ce sont les divers-droite qui profitent du recul encore plus important de la droite UMP et frontiste.
 
Cependant, le mode de scrutin majoritaire amplifie cette situation et la gauche (essentiellement le PS) s’empare de beaucoup de cantons que la droite (et principalement l’UMP) perd.

Elections municipales partielles: 35

En ce mois de novembre, il n’y a eu qu’une seule municipale partielle : celle de Fleury-Mérogis
Cette élection a été atypique à deux titres : d’une part, la liste de droite est arrivée trop tard pour s’enregistrer (retard de 10 ‘), d’autre part il y a eu un duel entre une liste PS/Verts/MoDem et liste du maire sortant PCF.
La liste PS/Verts/MoDem l’a emporté avec 55% des voix.
La liste de droite aurait fait selon mes informations, de la « figuration », mais elle aurait sans doute entraîné un second tour.
La leçon que nous pouvons éventuellement tirer est que la seule façon de sauver le communisme municipal est bien l’alliance avec le PS plutôt que l’alliance PCF/PG/NPA qui entraîne la marginalisation.


Concernant le bilan des élections municipales partielles entre janvier et
novembre 2009,  la gauche détenait 17 municipalités (5 PC, 6 PS, 6 Divers gauche), la droite 18 (14 UMP, 4 Divers droite). Deux étaient sans étiquette.

Après les élections municipales de ces 11 derniers mois, la gauche en détient 19 (3 PCF, 9 PS et 7 Divers gauche), la droite 17 (14 UMP et 3 Divers droite).. Il y a une ville dirigée par un sans-étiquette.

 le PS conserve 3 municipalités, en gagne 6 et en perd 3. Le PCF en conserve 3 et en perd 2. Les Divers gauche  conservent 5 communes, en gagnent deux et en perdent une.
L'UMP conserve 10 villes, en gagne et en perd 3. Les divers-droite conservent 3 villes et en perdent une.
Quant aux villes sans-etiquettes, une seule est conservée et une est perdue au profit du PS

Les deux grandes villes de plus de 100.000 restent aux mains de l'UMP (  de peu à Aix en Provence et Perpignan).
Sur les 6 villes de plus de 20.OOO habitants, Goussainville et Carcassonne passent à gauche.
Je n'ai pas pu me procurer les chiffres des élections générales précédentes sur le site du ministère de l'intérieur. Aussi ai-je dû me contenter du rapport de force actuel qui donnait 48,89% des voix à gauche sur les 37 villes concernées et 48,15% pour la droite au premier tour et 2,95% pour des listes diverses ou sans étiquette.
Dans les 17 villes où il y eu un second tour, la gauche a obtenu au premier tour 48,77% et la droite 49,13% et 2,10% pour les listes « divers ». Au second tour , la gauche rassemblait 50,61% et la droite 47,73% et 1,66% aux listes « divers ».

La participation est bien plus importante qu’aux autres élections partielles avec 57,56% au 1er tour et 60,35% au 2ème tour pour les 17 communes qui en ont connu un.

La stabilité qui se dégage de ce tableau en terme de villes, traditionnel dans ce scrutin marqué par un vote en faveur d’équipes, ne saurait faire oublier les changements réels observés.
La gauche est nettement plus rassembleuse au 2ème tour (+1,84%) que la droite (-1,40%).
Il faut dire également que ces élections surviennent après un « cru » exceptionnel des élections municipales de 2008 pour la gauche.

Ces résultats confirment que l’implantation locale de la droite est bien plus porteuse pour elle que l’action gouvernementale ou présidentielle.

Les deux législatives partielles de cette année se sont déroulées dans les 10ème et 12-ème circonscriptions des  Yvelines. Elles étaient significatives, mais  les jeux de propagande s'y sont déchaînés pour tenter de déformer totalement les résultats réels.

Dans la 10ème circonscription législative des Yvelines l'élection législative visait à remplacer Christine Boutin. La circonscription était très à droite.
En 2007 , Christine Boutin  obtenait au premier tour 49% et 58% au second tour.

Le 20 septembre 2009, au premier tour sur 101998 inscrits, seuls 23214 électeurs ont voté (22,8%) et 22744 se sont exprimés: 10565 (46,9%) se sont exprimés pour un candidat de gauche (PCF 4,7%, PS 12,4%, DG 9,6% et les Verts 20,2% (4583 voix). 11510 voix allant à droite avec 43,9% pour l'UMP et 7,1% pour le FN.
Au deuxième tour le 27 septembre 2009, le candidat UMP recueille 12804 voix (50,01%) et la candidate verte 12799 voix et 49,99%.

Sur la 12ème circoncription, l'élection intervenait pour remplacer Jacques Masdeu-Arus, député UMP déchu. Pour sauver ce siège de cette circonscription pourtant très à droite (66% au premier tout de 2007), l'UMP et Nicolas Sarkozy ont présenté David Douillet. celui-ci a bénéficié d'un appui médiatique total.

Le 11 octobre 2009, 21.616 électeurs se sont déplacé soit 30,13%
David Douillet a obtenu 44,19% (contre 41,91% pour le député sortant en 2007). Le reste de la droite obtenait des scores faibles et très en deçà de 2007, soit 7,75% (contre 12,63%) pour le Modem, 3,21% contre 3,81% pour le FN. Les candidats du MPF et de droite qui obtenaient 8;74% en 2007 ne se présentaient pas.
L'ensemble de la droite représentait au premier tour de 2009 59,40% contre 66,01% en 2007.

A gauche, le candidat socialiste réalisait 21,87% cette fois-ci contre 21,56% en 2007.
Le candidat des Verts, Alain Lipietz, 14,82% contre 3,45% en 2007 pour un autre candidat.
Le candidat du Front de gauche atteignait 4,87% contre 2,01% en 2007 pour le candidat communiste de l'époque.

La gauche disposait donc de 41,56% à l'issue du premier tour contre 27,02% en 2007.

Au second tour, la participation s'élève à 33,70%.

David Douillet obtient 52,10%, soit au dessous de l'exécrable score de 2007 de l'ancien député avec 52,32% et  -7% sur le résultat de la droite du premier tour. Dans le même temps, le score du candidat de la gauche (PS) augmente de 41% à 47,90%

Au total et loin des concerts de louanges entendus sur les ondes, la droite qui cumulait sur les deux circonscriptions 56% en 2007, n'en a plus que 51,01% en 2009. La gauche inversement qui rassemblait 44% en 2007, atteint aujourd'hui 48,99%.

A ces résultats, nous pouvons comprendre mieux la volonté de Nicolas Sarkozy d'introduire un scrutin majoritaire à un tour.

Enfin, et sur le plan global, la crise qui a affecté le PS n’a que marginalement affecté l’électorat, même si les élections européennes en ont été très fortement marquées. C’est pourquoi les querelles à l’intérieur des partis dominants (l’UMP comme  le PS) sont particulièrement à éviter !
Vincent Charlot
@ vincent.charlot@noos.fr

Publié dans Elections

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