Elections partielles de Février 2009

Publié le par Cohérence et Espoir 94

Le mois de Février 2009 n'a connu que deux élections partielles: une élection municipale à Rians (83) et une élection cantonale à Putanges (61).


Si l'élection municipale de Rians du 1er février 2009  opposait deux listes de droite et ne présentait qu'un intérêt local, nous pouvons constater que 70% des inscrits ont participé au vote (juste un peu en dessous des élections municipales de 2008) et que c'est la liste de la nouvelle municipalité (élue avec 5 voix d'avance en 2008) de divers droite qui l'a emporté assez largement  (57%) face à la liste de l'UMP. Une liste de divers gauche, présente l'année dernière ne s'est pas présentée cette année.


L'élection cantonale partielle de Putanges (61) a présenté des aspects assez intéressants: Le conseiller général
sortant,  Amaury de Saint-Quentin, a démissionné puisque que nommé préfet de l'Ardèche. Il avait obtenu en 2008 65% des voix exprimés (près de 80% des électeurs avaient voté) dans ce canton rural largement dominé par la droite. Le candidat socialiste obtenait 23,62% et le candidat communiste 10,41%.


Profitant de ce départ, le président du conseil général, sénateur, ancien ministre, Alain Lambert, élu du canton d'Alençon III, a annoncé sa candidature sur le canton ... de Putanges. But de cette brillante candidature surprise: éviter une possibilité de défaite sur le canton d'Alençon III (renouvelable en 2010) dans la ville passée à la gauche en 2008 et s'assurer une élection "facile" dans un canton renouvelable en 2014!
Les candidats du PS et du PCF restaient les mêmes.


A l'issue d'une campagne marquée par l'omniprésence médiatique d'Alain Lambert, alors que la presse locale titrait sur une victoire dès le premier tour le 8 février 2009, les résultats furent relativement décevants pour la droite.
La participation est tombée à 48,5% sur ce canton  très rural et habitué à des  participations rec ord.


Le candidat de droite recueille 949 voix soit 54,6%, mais manque son élection d'une voix!
Le candidat du PS, Guy Mercier réalise le tour de force de gagner des voix sur l'élection de 2008 (682 au lieu de 678 voix) mais surtout il élève son pourcentage, de 23,6% à 39,3%, même si dans le même temps le candidat du PCF, Jean-Louis Mustière passe de 10,4% à  6,1%.


Au deuxième tour le 15 février 2009, la participation s'élève à 52,4% et les deux candidats restants gagnent sur le total de leur camps respectifs un peu plus d'une centaine de voix sur le total de la droite (de 949 à 1068) et un peu moins de cent voix pour le total de la gauche (de 788 à 868).  Ce qui donne finalement 55,1% pour Alain Lambert.


Cette élection traduit à la fois la faiblesse de la participation électorale, le discrédit persistant de la politique de la droite,  surtout lorsqu'elle est représentée par l'UMP, la tendance à la bipolarisation. Par ailleurs, le "parachutage" est mal vécu et explique l'ampleur de  la chute de la droite, là comme ailleurs.


Sur le plan général, cette unique élection partielle ne pouvait pas changer le bilan de janvier 2009, sinon à la marge. La gauche ne progresse pas à 46,03%, la droite baisse de 4% à 49,97%, récupéré par la présence du MoDem dans une élection et un candidat "régionaliste" dans une autre.


La chute de la droite est plus forte dans les 2èmes tours, _4,70% de 53,06% à 48,36%, la gauche augmentant du même chiffre de 46,94% à 51,64%.


Les élections du mois de mars devraient accentuer ou infirmer cette situation, puisque plusieurs élections cantonales sont prévues.





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