Delanoë : Sarkozy a "privilégié la polémique" sur le SMA

Publié le par Cohérence et Espoir 94


Le maire de Paris estime que Nicolas Sarkozy a "privilégié le registre de la polémique" en évoquant l'application dans la capitale de la loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles.


Face à la crise, Bertrand Delanoë estime que Nicolas Sarkozy n'a proposé que des réponses "dispersées, aléatoires, inefficaces" (Sipa)


Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, s'est étonné, jeudi soir 5 février, que Nicolas Sarkozy ait "privilégié le registre de la polémique" en évoquant l'application dans la capitale de la loi sur le service minimum d'accueil (SMA) et l'a accusé de prendre une "posture démagogique".


 Dans son intervention radio-télévisée, Nicolas Sarkozy s'est déclaré "très choqué de voir le maire de Paris refuser d'appliquer la loi" sur le SMA des enfants à l'école les jours de grève "pour des raisons idéologiques".


 Dans un communiqué, Bertrand Delanoë écrit : "je m'étonne que le Président de la République ait privilégié le registre de la polémique en évoquant le dossier du SMA".


"Une méconnaissance préoccupante"

 Le maire de Paris rappelle que "Paris a appliqué le SMA lors de deux mouvements sociaux successifs" et juge "que l'application de ce texte mal conçu pouvait mettre en péril la sécurité des enfants".


 Pour lui, "laisser entendre qu'une grande ville pourrait plus facilement mettre en oeuvre le SMA traduit, soit une posture démagogique, soit une méconnaissance préoccupante du dossier".


 Ainsi à Paris, fait-il valoir, "lors du dernier mouvement social il aurait fallu pouvoir mobiliser 5.000 personnels encadrant en 48 heures pour accueillir les 75.000 enfants potentiellement concernés".


"Des réponses aléatoires, inefficaces"

 Bertrand Delanoë observe que le tribunal administratif "n'a pas contesté cette difficulté objective à laquelle le Président de la République n'apporte pas la moindre réponse opérationnelle".


 Il regrette par ailleurs "qu'à l'occasion d'une émission consacrée à la dégradation de la situation sociale en France, le chef de l'Etat ait proposé des réponses à ce point dispersées, aléatoires, inefficaces, qui traduisent à la fois l'incompréhension des attentes des français et l'absence de vision globale".

Publié dans Politique Sociale

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