L'ONU appelle à un cessez-le-feu immédiat

Publié le par Cohérence et Espoir 94



 
Le Conseil de sécurité de l'ONU, jeudi 8 janvier 2009.
AP/JOHN MARSHALL MANTEL
Le Conseil de sécurité "souligne l'urgence de la situation et appelle à un cessez-le-feu immédiat, durable et pleinement respecté, menant au retrait complet des forces israéliennes de Gaza."

Israël poursuivait ses opérations aux premières heures de vendredi 9 janvier dans la bande de Gaza, où la situation humanitaire a été jugée alarmante, le Conseil de sécurité de l'ONU appelant à "un cessez-le-feu immédiat". Adoptée dans la nuit de jeudi à vendredi, par 14 voix sur 15 – les Etats-Unis s'abstenant -, la résolution 1860 du Conseil de sécurité "condamne toute violence et hostilité dirigées contre des civils et tout acte de terrorisme", et appelle notamment "à la fourniture sans obstructions (...) de l'aide humanitaire". Pendant son adoption, les opérations israéliennes se sont poursuivies dans la bande de Gaza, où près de 780 personnes sont mortes en 13 jours de combats.



Dans le texte de cette résolution, le Conseil "souligne l'urgence de la situation et appelle à un cessez-le-feu immédiat, durable et pleinement respecté, menant au retrait complet des forces israéliennes de Gaza." Il "condamne toute violence et hostilité dirigées contre des civils et tout acte de terrorisme", sans désigner explicitement les tirs de roquettes du Hamas.



Le Conseil "appelle à la fourniture sans obstructions" de l'aide humanitaire à Gaza et "salue les initiatives visant à ouvrir des corridors humanitaires". Il appelle les Etats à favoriser la mise en place à Gaza de dispositifs garantissant que le cessez-le-feu sera durable, notamment en "empêchant la contrebande" d'armes et en "assurant la réouverture des points de passage" vers Gaza. A cet égard, il "salue l'initiative égyptienne et les autres efforts régionaux et internationaux en cours". Par ailleurs, la résolution 1860 "encourage des mesures tangibles vers une réconciliation interpalestinienne".



Enfin, elle "appelle à des efforts renouvelés et urgents des parties et de la communauté internationale pour parvenir à une paix globale basée sur la vision d'une région où deux Etats démocratiques, Israël et la Palestine, vivent côte-à-côte en paix, à l'intérieur de frontières sûres et reconnues".



URGENCE HUMANITAIRE

Jeudi, l'agence de l'ONU chargée de l'assistance aux réfugiés palestiniens (UNRWA), qui fournit une assistance à 750 000 Gazaouis, a suspendu toutes ses opérations dans la bande de Gaza, "en raison de l'augmentation des actes hostiles contre ses installations et son personnel". L'UNRWA gérait l'école de Djabalia où plus de 45 personnes ont péri mardi dans des tirs israéliens. Deux manutentionnaires ont par ailleurs été tués jeudi par des tirs de char contre un convoi de l'agence onusienne. Les convois humanitaires ont aussitôt été suspendus vers les points de passage d'Erez et Kerem Shalom.


 


Dans la soirée, une Ukrainienne et son bébé ainsi qu'une Marocaine et deux membres de sa famille sont mortes dans des tirs d'artillerie de l'armée israélienne à Gaza, selon des sources médicales palestiniennes. Par ailleurs, trois soldats israéliens dont deux officiers sont morts dans le nord de la bande de Gaza, selon l'armée, portant à 10 le nombre de militaires israéliens tués depuis le début de l'offensive destinée à contraindre le Hamas à mettre fin à ses attaques à la roquette.



Des responsables médicaux palestiniens ont déclaré que le Croissant-Rouge avait découvert 35 nouveaux corps dans des zones de combat du nord et de l'est de la ville de Gaza, ce qui porte à 765 le nombre de Palestiniens tués depuis l'offensive "Plomb durci", selon le ministère de la santé de l'administration du Hamas. On compte en outre au moins 3 000 blessés. Ce ministère a indiqué, sans que cela soit confirmé de source indépendance, que 34 % des Palestiniens tués étaient des enfants (cela équivaudrait à 250 environ), de même que 35 % des blessés. Les civils, et notamment les enfants qui représentent 56 % de la population de la bande de Gaza, portent le plus lourd fardeau des violences en cours.

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