Woerth: l'hôpital n'a pas besoin d'argent mais d'une «meilleure organisation»

Publié le par Cohérence et Espoir 94


Réagissant au nouveau décès d'un enfant après une erreur humaine, le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth a exclu toute rallonge face aux dysfonctionnements dénoncés par l'opposition et des syndicats.



L'hôpital a «les moyens de fonctionner» mais «a besoin d'une meilleure organisation», a jugé dimanche le ministre du Budget et de la Fonction publique Eric Woerth, excluant toute rallonge face aux dysfonctionnements dénoncés par l'opposition et des syndicats.



Un nourrisson de 6 mois, Louis-Joseph, est décédé vendredi à l'hôpital Necker à Paris (XVe) à la suite d'une possible erreur dans un autre hôpital, neuf jours après un autre incident mortel survenu dans un hôpital parisien.



Déplorant des «faits très tristes et terribles pour les familles», Eric Woerth a déclaré, lors du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France, qu'il «fallait éviter que cela ne revienne».



Mais «il ne faut pas jeter l'hôpital avec l'eau du bain», «l'hôpital français soigne bien». «C'est toujours facile quand ça ne marche pas de dire qu'on n'a pas assez de moyens. La réponse n'est pas systématiquement dans des moyens supplémentaires», a estimé le ministre.



«Il y a des endroits où il n'y a pas assez de moyens comme l'hôpital psychiatrique, a-t-il reconnu, mais  il y a des endroits où les moyens sont terriblement mal affectés».



La solution selon lui, «c'est d'abord de travailler mieux, de s'organiser» et «c'est d'ailleurs le but de la loi que présentera Roselyne Bachelot», la ministre de la Santé, en début d'année.



Et Woerth de citer l'exemple de Lyon où, a-t-il dit, «on a nommé un coordinateur des urgences et cela a réduit de deux heures le temps moyen d'attente des patients».



Interrogé sur les suppressions de postes dans des hôpitaux comme l'AP-HP à Paris, Woerth a affirmé qu'«il y a très peu de suppressions de postes à l'hôpital» et que «la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux ne s'applique pas dans la fonction publique hospitalière».



Il a une nouvelle fois accusé les 35 heures d'avoir «mis la pagaille dans l'hôpital, qui a aujourd'hui bien du mal à s'en remettre».



Selon le ministre, l'enveloppe financière réservée aux hôpitaux a augmenté «entre 3 et 4% chaque année ces dernières années» et en 2009, «ce sera 3,1% d'augmentation, plus que la plupart des autres services publics».



(Source AFP)

Publié dans Politique Sociale

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