Changement au Bengladesh

Publié le par Cohérence et Espoir 94


L'ancienne première ministre du Bangladesh Cheikha Hasina Waled, dont le parti a triomphé aux élections législatives de lundi après sept ans passés dans l'opposition, a invité, mercredi 31 décembre, sa grande rivale Khaleda Zia à accepter sa défaite. La Ligue Awami dirigée par Mme Hasina, un parti laïque de centre gauche, a remporté 231 des 299 sièges de l'Assemblée nationale, contre seulement 27 pour le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) de Khaleda Zia, qui fut chef du gouvernement de 1991 à 1996 puis de 2001 à 2006. "Je pense qu'elle devrait accepter le verdict du peuple parce que ces élections ont été libres, justes et transparentes", a déclaré Hasina Wajed lors de son premier discours depuis le scrutin, se disant prête à partager le pouvoir avec sa rivale en lui proposant un poste parlementaire élevé.

Sur les 299 sièges à l'Assemblée nationale, l'alliance scellée autour de la Ligue Awami, une formation laïque de centre gauche, a remporté 229 sièges.

"Je remercie le chef de la commission électorale pour avoir mis en scène ces élections. Ces élections ne sont pas acceptables pour le BNP", a répondu Mme Zia dans un discours retransmis à la télévision, ajoutant qu'"elles ne seront pas non plus acceptables pour le peuple". Selon elle, le fort taux de participation annoncé par la commission électorale est faux et le scrutin aurait été marqué par de nombreuses fraudes, que le BNP assure pouvoir prouver. Le journal privé en ligne rapporte que le BNP et sa chef étudient d'éventuelles démarches légales.



Quelque 200 000 observateurs étaient déployés dans le pays pendant le vote, dont des représentants de l'Union européenne, du Commonwealth ainsi que d'autres groupes indépendants étrangers. Les deux organismes ont d'ailleurs estimé, mercredi, que les élections législatives avaient été "crédibles", "transparentes" et reflétaient "la volonté du peuple bangladais". En conséquence, ils ont appelé Mme Zia à accepter sa défaite.



Les mesures de sécurité importantes imposées avant le scrutin restent en vigueur, surtout à Dacca,  la capitale, qui connaissait un calme relatif mercredi. La veille, un homme a été tué et 150 autres blessés lors d'affrontements entre militants politiques rivaux, a rapporté la chaîne de télévision privée Diganta Tva, citant des sources policières et des témoins. Selon la chaîne, les affrontements les plus graves ont eu lieu dans la région de Pabna, dans le nord du pays.

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