L'avocat de Marchiani a déposé une demande de mise en liberté

Publié le par Cohérence et Espoir 94

La grâce partielle de l'ancien préfet du Var suscite l'indignation du Parti socialiste et des Verts, tandis que l'UMP salue "un choix juste et humain".


Jean-Charles Marchian, le 17 octobre 2005 au Palais de justice de Paris, lors de son procès pour une affaire de commissions occultes dans le cadre d'une passation de marché.

Jean-Charles Marchiani, le 17 octobre 2005 au Palais de justice de Paris, lors de son procès pour une affaire de commissions occultes dans le cadre d'une passation de marché. (JACK GUEZ / AFP)


 


Me Jacques Trémolet de Villers, l'avocat de l'ancien préfet du Var Jean-Charles Marchiani, auquel le président Nicolas Sarkozy a accordé une grâce partielle, a déposé mardi une demande de mise en liberté de son client, a-t-il indiqué à l'AFP.



La demande sera audiencée dans le cours du mois de janvier, a précisé l'avocat.



Nicolas Sarkozy a gracié mardi 27 détenus au comportement "exemplaire", dont l'ex-préfet du Var Jean-Charles Marchiani, permettant à cet artisan de la libération des otages du Liban en 1988, condamné à trois ans de prison pour corruption, de demander dès maintenant une libération conditionnelle.



L'ancien préfet du Var, âgé de 65 ans et retraité se voit accorder une remise de peine de six mois.

Un proche de Charles Pasqua

Il est incarcéré depuis le 26 mai à la prison de la Santé où il purge une peine de trois ans pour avoir perçu des commissions occultes dans le cadre de passations de marché à la fin des années 1990.



Avec cette remise de peine, la peine de M. Marchiani devait s'achever en théorie le 6 octobre 2009 mais des aménagements de peine peuvent être envisagés et une demande de libération conditionnelle pouvait d'ores et déjà être déposée.



Ce proche de Charles Pasqua, ancien agent secret, qui comparaît par ailleurs actuellement à Paris dans le cadre du procès de l'Angolagate, est surtout connu du grand public comme l'artisan de la libération des otages français détenus au Liban en 1988.



L'idée d'une grâce en faveur du préfet avait resurgi lorsque M. Sarkozy avait demandé le 28 novembre à la ministre de la Justice Rachida Dati de lui faire "des propositions" en vue de gracier des détenus dits méritants.



La grâce partielle en faveur de M. Marchiani a suscité l'indignation du Parti socialiste et des Verts qui ont dénoncé une "nouvelle illustration d'une dérive du fonctionnement des institutions et de la pratique présidentielle", un retour des "privilèges", et "une dérive monarchique".



L'UMP a salué "un choix juste et humain".


(Source AFP)

Publié dans Droits de l'Homme

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