Somalie: un génocide qui ne dit pas son nom

Publié le par Cohérence et Espoir 94


L'envoyé spécial de l'ONU pour la Somalie a jugé, lundi 22 décembre, qu'il y avait "en Somalie un génocide qui ne dit pas son nom, avec des générations entières sacrifiées" dans la guerre. "On est dans l'urgence, surtout avec le retrait annoncé de l'Ethiopie et on ne peut pas se dérober devant nos responsabilités", a martelé Ahmedou Ould Abdallah, en marge d'une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine à Addis-Abeba.



L'armée éthiopienne, qui intervient oficiellement depuis fin 2006 en Somalie pour soutenir le gouvernement de transition, a annoncé son retrait total du pays d'ici au début 2009. Sans l'Ethiopie, la force de paix de l'UA en Somalie (Amisom), mal équipée et en sous-effectif (3 400 soldats burundais et ougandais), restera seule face à une rébellion islamiste revigorée et qui contrôle désormais une grande partie du pays.



Pour parer à cette menace, les Etats-Unis jugent nécessaire l'envoi d'une opération de maintien de la paix de l'ONU pour mettre fin à la guerre civile qui ravage le pays depuis 1991. Pour M. Ould Abdallah, "la priorité n'est pas le déploiement d'une force internationale mais de donner à l'Amisom les moyens de rester". Un avis partagé par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui estime que les "conditions ne sont pas favorables" pour l'envoi d'une telle force.


L'ONU a organisé deux missions en Somalie, de 1992 à 1995, pour venir en aide aux populations victimes de la famine. Toutes se sont achevées dans la débâcle et ont longtemps freiné toute nouvelle opération onusienne de maintien de la paix.

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