Réforme de l'audio-visuel adoptée à l'Assemblée

Publié le par Cohérence et Espoir 94

La réforme de l’audiovisuel adoptée dans un scrutin serré

La réforme qui supprime la pub à certaines heures sur l’audiovisuel public a été adoptée par 293 voix contre 242. Certains députés UMP n’ont pas voté pour le texte. Seuls 6 députés Nouveau centre sur 23 ont voté pour.

18 réactions

Les socialiste Jean-Marc Ayrault, François Hollande et Arnaud Montebourg, hier, à l’Assemblée.

Les socialiste Jean-Marc Ayrault, François Hollande et Arnaud Montebourg, hier, à l’Assemblée. (Reuters)



L’Assemblée nationale a adopté aujourd’hui la réforme de l’audiovisuel voulue par Nicolas Sarkozy lors d’un scrutin serré où la majorité n’a pas fait bloc face à une gauche qui a dénoncé une «berlusconisation» du paysage audiovisuel français.



La réforme, qui prévoit la fin partielle de la publicité sur France Télévisions à compter du 5 janvier et la nomination/révocation des responsables de l’audiovisuel public en Conseil des ministres a été votée par 293 voix contre 242.



L’UMP (317 élus) a enregistré six votes contre (Christian Vanneste, Hervé Mariton, François Goulard…) et sept abstentions, dont François Baroin et le rapporteur général du Budget Gilles Carrez.



Surtout, pour la première fois depuis l’élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007, une majorité des 23 députés du Nouveau centre (NC, partenaire de l’UMP dans la majorité) ont voté contre un texte du gouvernement ou se sont abstenus. Dix députés NC ont voté contre le texte, dont le président du groupe François Sauvadet, quatre se sont abstenus. Seulement six ont voté pour. Trois n'ont pas pris part au vote.




L’opposition — PS, PCF et Verts — a voté contre. L’orateur du PS Didier Mathus a dénoncé la «berlusconisation» du paysage audiovisuel français. François Bayrou (MoDem) avait demandé en vain une motion de censure contre ce texte.

«Le débat n’est pas fini. Il va se poursuivre au Sénat»

«Les centristes ont voté contre, pour des raisons que je n’ai pas comprises mais qui font partie de la culture centriste», a ironisé le patron des députés UMP Jean-François Copé.


«Pas maintenant, pas comme ça», a répondu le député NC Jean Dionis du Séjour en contestant la suppression de la publicité et sa compensation par deux nouvelles taxes. «Je pense que le président de la République n’a pas dit son dernier mot, il ne peut pas rester sur un consensus aussi fragile», a assuré le député-maire d’Agen. «Le débat n’est pas fini. Il va se poursuivre au Sénat, où le rapport de force est plus ouvert».



Après plus de trois semaines de débats à l’Assemblée - record depuis 2007 -, le texte sera examiné au Sénat à compter du 7 janvier.

«ORTS»: Office de radio-télévision sarkozyenne

Deux jours avant, le 5 janvier, la suppression de la publicité sur France Télévisions entre 20 heures et 6 heures sera entrée en vigueur: le gouvernement a demandé au PDG de France Télévisions Patrick de Carolis de décider lui-même de l’arrêt de la publicité, à partir de cette date.



Dénonçant «l’ORTS» (Office de radio-télévision sarkozyenne) et des «cadeaux» au «club des amis du Fouquet’s», une dizaine de députés PS, PCF et Verts s’étaient relayés pendant trois semaines dans l’hémicycle pour se battre sur chaque point de la réforme.



En utilisant toutes les armes de la procédure (longues prises de parole, amendements, suspension de séance, rappels au règlement, demandes de quorum), ils n’ont pas réussi à faire bouger la majorité, mais à bouleverser le calendrier parlementaire. Ils se targuent aussi d’avoir «alerté l’opinion» sur les risques qui pèsent, selon eux, sur le financement et l’indépendance du service public. La ministre de la Culture Christine Albanel a de nouveau regretté avant le vote «l’obstruction» de l’opposition.



(Source AFP)

Publié dans Institutions

Commenter cet article