PS: premier Bureau national sans accroc entre aubrystes et royalistes

Publié le par Cohérence et Espoir 94



© Franck Fife
La première secrétaire du PS Martine Aubry et le porte-parole Benoît Hamon, lors d'une conférence de presse mardi à  Paris

PARIS (AFP)
16 Décembre 2008 22h43


Les proches de Martine Aubry et ceux de Ségolène Royal se sont retrouvés face à  face mardi à  Solferino, pour la première fois depuis la mise en place des nouvelles instances du parti, dans une ambiance qualifiée de "studieuse" et "bonne", sans accrochage.



Tenus à  l'écart du secrétariat national, "gouvernement" de la première secrétaire, les partisans de l'ex-candidate à  la présidentielle occupent moins d'un tiers du Bureau national (BN), organe dirigeant qui compte statutairement 54 membres.



Y étant présents, bien que minoritaires, les royalistes ont ferraillé pour obtenir une réunion hebdomadaire et non tous les quinze jours de ce BN. Ce qui leur a été accordé.



La première secrétaire "Martine Aubry a rassuré" les royalistes sur "la tenue d'un BN hebdomadaire", a confié Bruno Le Roux, proche de Hollande. "Nous avons convenu qu'il y aurait un BN tous les mardis", s'est réjoui Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal.



Le porte-parole Benoît Hamon a précisé: un BN ordinaire toutes les deux semaines et des thématiques dans l'intervalle. Le 20 janvier, un BN extraordinaire sera consacré au contre-plan de relance préparé les socialistes.



Etaient absents Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, qui ont refusé d'être membres du Bureau national. Quant à  l'ex-patron du parti, François Hollande, il avait décidé de sauter cette première réunion. Il "tient à  rester un temps hors du champ médiatique jusqu'après les fêtes", selon un proche.



Aucun point de presse n'était prévu après le BN, mais les témoignages concordaient pour dire qu'il n'y avait pas eu d'affrontement au cours des deux heures et demie de réunion.



"Si ça continue comme ça, c'est parfait !", s'est félicité l'ex-Premier ministre Pierre Mauroy.

Pour M. Hamon, la réunion "s'est très bien passée", avec "des amis de Ségolène Royal parfaitement constructifs. Il n'y a pas de mauvais joueurs au PS".



Selon Patrick Mennucci, proche de la présidente de Poitou-Charentes, "il faut savoir terminer les choses, il y a une première secrétaire, il faut lui donner la possibilité de diriger le PS".



La maire de Lille avait égrené dans la matinée, à  l'issue d'une réunion du secrétariat national, les combats que le

PS et ses parlementaires mènent contre les projets gouvernementaux: audiovisuel, réforme des lycées, travail du dimanche qui fera l'objet d'une bataille "acharnée" des socialistes, a-t-elle assuré.



Elle a dénoncé les "petits arrangements entre amis" entre l'UMP et le président Nicolas Sarkozy qui ont évité l'extension du travail dominical notamment à  Lyon sous la pression des élus UMP, et en revanche tenté de l'imposer à  sa ville, Lille.



"Le PS est au travail de façon extrêmement énergique et collective", "nous sommes sur le terrain, tous unis, tous les militants sans différence", a martelé la nouvelle patronne du parti tout en déclinant son "leitmotiv": "accompagner les Français, là  où ils sont en difficulté".



Mais selon un cadre du PS, le calme n'est qu'apparent: le parti est "plus composite, plus fragmenté qu'au Congrès de Reims". "Le PS doit sortir du règlement de comptes permanents qui est sa règle depuis des semaines. Martine Aubry a une légitimité, il ne faut pas lui mettre de bâtons dans les roues", a-t-il estimé.


Publié dans Parti Socialiste

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