Le PCF adopte la ligne de Marie-George Buffet

Publié le par Cohérence et Espoir 94


Réunis en congrès, les 900 délégués communistes ont adopté hier à une large majorité la «base commune», une feuille de route soutenue par la secrétaire nationale du parti.


LAURE EQUY 

Marie-George Buffet en mars 2007. (Archive)

Marie-George Buffet en mars 2007. (Archive) (REUTERS)


 


Sans vagues. Réunis en congrès à la Défense (Hauts-de-Seine), les 900 délégués communistes ont adopté hier à une large majorité (68,7%) la «base commune», une feuille de route soutenue par Marie-George Buffet, que devra appliquer la prochaine direction, désignée ce dimanche. «On nous prédisait de la sueur, du sang et des larmes. Tout s’est passé tranquillement, dans un climat d’écoute», a trompété le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, sitôt après l’annonce du score, «dans la fourchette haute de (ses) attentes». Et ce alors que le 34e congrès s’est ouvert sous haute tension, sur fond de discordes et d’accusations d’évictions.



Sujet pourtant inflammable, l’avenir du parti a notamment été débattu dans le calme, après trois jours de débats qui ont quelque peu tiré les traits. Le texte d’orientation propose une poursuite du PCF, assortie de profondes transformations. Certes, les délégués se sont attardés sur le périmètre de ces «transformations», jugées par certains «trop cosmétiques». «Allons le plus loin possible, nous avons beaucoup de progrès à faire mais nous sommes très clairs là-dessus», rassure Pierre Laurent, pressenti pour intégrer la nouvelle direction, qui juge que «le texte laisse ouvert le débat sur ce chantier». «On prend là des décisions d’offensive pas de statu quo», renchérit Dartigolles.



Un enthousiasme que ne partagent pas les communistes «unitaires», critiquant «des gages données à l’aile la plus dure» du parti. La mention de ««métamorphoses» a été trappée», relève l’un d’eux. Selon Pierre Zarka, «on a même reculé par rapport au texte» initial.



Buffet, qui doit être réélue dimanche secrétaire nationale, n’en a donc pas fini avec les divisions. Trois listes alternatives pour la composition du nouveau conseil national («parlement» du parti) avaient été déposées samedi.



D’après André Gerin, figure des «orthodoxes», qui pourrait conduire l’une d’elles, «c’est comme l’arme nucléaire, l’utilisation ultime» pour peser dans les futures instances. Le député du Rhône pourrait retirer sa liste s’il obtient l’entrée au conseil national de 20 des siens.



Nicolas Marchand, sur une ligne «identitaire», présente également une liste. Enfin, la secrétaire fédérale des Hautes-Pyrénées, Marie-Pierre Vieu, est à la tête d’une liste regroupant les membres de sensibilités exclues. Sans faire partie des «identitaires» mais solidaire de ces derniers, Vieu avait prévenu: «Si les seuls signaux du congrès sont l’immobilisme et le repli, je prendrai mes responsabilités.» En off du congrès, les unitaires, ont organisé samedi une soirée, sous la bannière «Qui se ressemble se rassemble», pour appeler à la création d’une nouvelle force politique.

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