Martine Aubry joue l'ouverture en dépit de l'absence de Ségolène Royal

Publié le par Cohérence et Espoir 94

Martine Aubry, le 6 décembre 2008, à son arrivée au Conseil national.
AFP/MARTIN BUREAU
"J'ai fait à Ségolène Royal des propositions fortes pour qu'elle puisse, dans la logique de ce qu'elle a défendu", accepter "un texte pour la rénovation du parti et même faire figurer dans la direction certains de ses amis", a déclaré Martine Aubry à son arrivée au Conseil national.



Le Conseil national du PS a entamé, samedi 6 décembre, ses travaux pour entériner un texte d'orientation politique et l'équipe dirigeante présentée par la première secrétaire Martine Aubry, équipe qui ne devrait pas comprendre les partisans de Ségolène Royal ni Bertrand Delanoë. A son arrivé, la première secrétaire du PS, a déclaré qu'elle "respectait totalement" la décision de son ex-rivale Ségolène Royal de ne pas faire figurer ses proches dans l'équipe de direction du parti, tout en lui réaffirmant que "la porte restera toujours ouverte".



A son arrivée, le maire de Paris a indiqué qu'il ne ferait pas partie du Bureau national du PS : "cela fait 11 ans que je suis au Bureau national. Je vais épauler Martine Aubry et son équipe, je reste engagé à ses côtés". Jean-Louis Bianco, proche de Ségolène Royal, a affirmé de son côté : "Notre but n'est pas de faire opposition à cette direction" mais ce Conseil national est une "chambre d'enregistrement" avec un texte d'orientation "sorti de nulle part". François Rebsamen, autre proche de Mme Royal, a renchéri : "Nous n'allons pas faire opposition, nous sommes des militants responsables".



Marylise Lebranchu, proche de Martine Aubry, a commenté l'absence des partisans de l'ex-candidate à la présidentielle dans la direction en estimant qu'il ne fallait "pas avoir peur d'avoir une minorité" car "nous sommes tous dans le même parti""Ce n'est pas un nouvel épisode de Reims, c'est le dénouement", a jugé pour sa part Pierre Moscovici.



Pour le fabiusien Guillaume Bachelay, qui aura un portefeuille dans le gouvernement de Mme Aubry, l'absence des royalistes n'est que "la confirmation qu'il y avait effectivement deux lignes politiques pendant le Congrès de Reims" et qu'il y a "désormais une orientation majoritaire dans le parti".

Publié dans Parti Socialiste

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