La Commission et les aides

Publié le par Cohérence et Espoir 94

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"Mon objectif est que la Commission approuve d'ici Noël une série de possibilités d'aides supplémentaires" des pouvoirs publics dans les différents pays de l'UE en faveur des banques, explique Nelly Kroes, le commissaire européenne à la concurrence. Et ce afin de faire face "à la transmission de la crise (financière) à l'économie réelle".
AP/Virginia Mayo
"Mon objectif est que la Commission approuve d'ici Noël une série de possibilités d'aides supplémentaires", explique Nelly Kroes, la commissaire européenne à la concurrence.



La Commission européenne a annoncé, mardi 2 décembre, qu'elle allait proposer, d'ici à Noël, de "nouvelles possibilités d'aides" des Etats de l'UE aux banques confrontées à la crise financière, notamment pour leur permettre de prêter davantage. La commissaire à la concurrence, Neelie Kroes, a annoncée cette concession après que la France, l'Allemagne et la Suède ont critiqué Bruxelles, gendarme européen de la concurrence, en lui reprochant d'appliquer de manière trop dogmatique les règles en matière de contrôle des aides des Etats, et ainsi de tarder à donner son feu vert à certains plans d'aides publics aux banques.




Avant la rencontre, mardi matin, avec Mme Kroes, les ministres des finances allemand et suédois ont ouvertement mis en cause la "bureaucratie" de la Commission. Ils reprochent notamment à Bruxelles d'imposer le paiement de taux d'intérêt trop élevés aux banques qui bénéficient de l'aide d'un Etat, ou de leur demander de supprimer le versement de dividendes à leurs actionnaires. Des contraintes qui, au yeux de plusieurs gouvernements, risquent de pousser les banques à renoncer aux propositions d'aides publiques et ainsi de contribuer à tarir l'approvisionnement de l'économie en nouveaux crédits, alors qu'elle en a grand besoin au moment où la récession a gagné l'Europe.



Les gouvernements souhaitent aussi que les banques en bonne santé puissent bénéficier de soutiens, pour aider la croissance à repartir, et pas seulement celles en situation difficile.



Mme Kroes a reconnu que le problème de l'approvisionnement suffisant des ménages et des entreprises en prêts bancaires, dans le contexte actuel, devait être pris en compte. La commissaire est prête à autoriser la recapitalisation de banques par les pouvoirs publics, soit parce qu'elles sont "au bord de la faillite", soit parce qu'elles n'arrivent pas à emprunter sur les marchés, soit simplement "pour soutenir les prêts à l'économie réelle". Ce dernier point constitue une concession de taille aux gouvernements, notamment à la présidence française de l'UE.


Nicolas Sarkozy insiste en effet depuis longtemps pour que les banques soutenues par des fonds publics accroissent leurs prêts.

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