Martine Aubry est élue 1ère secrétaire du PS

Publié le par Cohérence et Espoir 94

Après quatre jours de confusion totale, le conseil national du Parti socialiste a validé, mardi 25 novembre, l'élection de Martine Aubry au poste de premier secrétaire. Avec 159 voix pour, 76 contre et deux abstentions, le rapport de la commission chargée de statuer sur les litiges entourant le scrutin de vendredi dernier a été entérinée. "Je veux dire à Ségolène qu'on va ensemble gagner pour les Français", a déclaré la maire de Lille à la tribune du conseil national, quelques minutes après le vote des responsables du PS.



Avant de prononcer son discours, la maire de Lille était allée embrasser Ségolène Royal, assise, impassible, au premier rang du palais de la Mutualité.  Samedi, après une nuit électorale à rebondissements, Martine Aubry avait été déclarée gagnante avec 42 voix d'écart, suscitant de nombreuses contestations du camp de l'ancienne candidate à la présidentielle. Pour sa part, Ségolène Royal a appelée, mardi, à "l'unité" et au "rassemblement". "Nous ferons en sorte d'être une force de transformation à l'intérieur du PS" et "nous allons continuer à nous investir dans le PS dont nous représentons la moitié des forces militantes", a-t-elle ajouté après avoir rendu hommage à son équipe. "Chaque fois que la nouvelle direction prendra des décisions qui vont dans le sens de ce que nous avons défendu nous la soutiendrons. Chaque fois qu'elle n'ira pas dans ce sens nous essaierons de la convaincre", a ajouté l'ex-candidate à la présidentielle.



"DÉNI DE JUSTICE"

Malgré tout, dans son camp, des voix continuent de s'élever contre le dénouement du vote. Jean-Louis Bianco appelle à un nouveau scrutin : "Nous continuons à demander à la nouvelle direction d'accepter au moins la proposition de Robert Badinter qu'il y ait un nouveau vote dans les endroits où il y a un problème, si nous n'obtenons pas satisfaction, nous ferons un recours en justice". Un autre fidèle de Mme Royal, Manuel Valls, va dans le même sens, assurant que "des tribunaux seront évidemment saisis" pour répondre au "déni de justice" que constitue, selon lui, l'élection de Martine Aubry.


De son côté, Jean-Noël Guérini, patron de l'importante fédération des Bouches-du-Rhône et partisan de Ségolène Royal, a affirmé qu'il "ne fera rien pour empêcher" Martine Aubry "de travailler". M. Guérini qui, comme les autres partisans de Mme Royal, a voté contre le rapport de la commission a conclu : "Il y a une première secrétaire, une majorité et une opposition."



"RETROUVER LA GAUCHE"

Dans un souci d'appaisement, Martine Aubry a lançé à l'adresse des militants ayant choisi l'ancienne candidate à l'Elysée : "Chacun connaît la ténacité et le talent du chef pour lequel ils ont voté." Prenant les rênes du PS à la suite de François Hollande, qui quitte son poste après onze ans, Martine Aubry a précisé qu'elle présenterait son équipe de direction du PS lors d'un conseil national samedi 6 décembre. Signe qu'elle estimait sa victoire acquise de longue date, elle s'est tournée vers le premier secrétaire sortant pour lui dire, c'est "comme nous en avons parlé ce matin".



Mais après une nomination dans la difficulté, Martine Aubry reconnaît que "les conditions dans lesquelles le vote a eu lieu, de manière serrée ne [lui] donnent que des devoirs. Mon premier devoir, si elle l'accepte, est de rencontrer Ségolène et de lui dire moi, j'ai entendu comme toi ce que les militants veulent (...) nous voulons retrouver la gauche" a lancé Martine Aubry. "Je dis à la droite, riez encore quelques jours car dès la semaine prochaine le Parti socialiste est de retour dans la proposition."

 

 

 

 

 

 

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