Ayrault: «Il y a un risque d'affrontement bloc contre bloc»

Publié le par Cohérence et Espoir 94

Interview

Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, signataire de la motion Delanoë, explique pourquoi il est contre une candidature de Ségolène Royal à la tête du PS.

Recueilli par LAURE EQUY

Jean-Marc Ayrault, le 11 octobre dernier.

Jean-Marc Ayrault, le 11 octobre dernier. (AFP)

Une réunion s’est tenue aujourd’hui entre les signataires de la motion conduite par le maire de Paris. Qu’en est-il sorti?
Bertrand Delanoë fait le tour des signataires de sa motion, et ce n’est pas encore terminé. Pour l’heure, la motion A reste totalement solidaire de cette démarche collective et je le suis moi-même. Il est hors de question d’imaginer des débauchages individuels qui ne règleraient absolument rien.
 

Que préconisez-vous pour parvenir à un accord entre les motions en vue du congrès de Reims?
Personne n’est majoritaire, donc les responsables ont l’obligation de rechercher les voies d’un accord politique. Il faudrait que toutes les motions se retrouvent pour en débattre et parvenir à des convergences. Prenons les points les uns après les autres: les alliances, qui sont une question extrêmement importante, mais aussi l’Europe, la stratégie du parti et la manière de rénover, etc. Nous devons surtout éviter les affrontements de personnes et trouver un candidat de consensus qui permettrait de rassembler les socialistes sur des bases claires. Or, je constate que les noms avancés pour l’instant risquent davantage de déclencher un affrontement bloc contre bloc.
 

Serait-ce le cas si Ségolène Royal, dont la motion est arrivée en tête, se portait candidate au poste de premier secrétaire?
Je le crains. Mais une candidature de Martine Aubry pourrait provoquer le même phénomène. Nous devons donc continuer de discuter ensemble. Quand on est responsable, on cherche. Il y a urgence: pour ne pas mettre le PS en danger il est grand temps qu’il y ait un sursaut.

Publié dans Parti Socialiste

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