Première conférence de presse du Président Barack Obama

Publié le par Cohérence et Espoir 94


A l'occasion de sa première conférence de presse depuis son élection, Barack Obama a annoncé, vendredi 7 novembre, que "la première mesure" qu'il prendrait en tant que président serait de mettre en place un nouveau plan de relance. "Immédiatement après avoir pris mes fonctions de président, je m'attaquerai de front à cette crise économique en prenant toutes les mesures nécessaires pour diminuer la crise du crédit, aider les familles de travailleurs et rétablir la croissance et la prospérité", a-t-il déclaré depuis un grand hôtel de Chicago. 

Barack Obama en campagne, le 30 juin 2008, entouré de son directeur en communication, Robert Gibbs (à droite), et de son assistant, Reggie Love.


"La mise au point d'une arme nucléaire par l'Iran est à mes yeux inacceptable", a également déclaré Barack Obama lors de sa première conférence de presse. "Le soutien apporté par l'Iran à des organisations terroristes est une chose qui doit cesser", a-t-il ajouté. Le président élu a précisé qu'il allait examiner une lettre de félicitations que lui a adressée le président iranien Mahmoud Ahmadinejad après sa victoire électorale de mardi, et qu'il y répondrait "comme il convient". (Reuters)


Debout derrière lui se tenaient ses principaux conseillers économiques,  dont les anciens secrétaires au Trésor de Bill Clinton Lawrence Summers et Robert Rubin, ainsi que l'ancien patron de la Réserve fédérale Paul Volcker.  Ces trois personnalités sont sur les rangs pour occuper le poste de secrétaire au Trésor, dont le titulaire devra superviser la mise en œuvre du plan de sauvetage financier de 700 milliards de dollars adopté en octobre par le  Congrès.


Barack Obama a toutefois émis l'espoir que le Congrès adopte un plan de relance avant sa prise de fonction le 20 janvier. La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, s'était prononcée dans la journée dans le Wall Street Journal pour un vote rapide d'un plan de relance de l'économie américaine en deux volets : 60 à 100 milliards de dollars dans un premier temps, dès novembre, puis une mesure complémentaire au début de l'an prochain qui pourrait comprendre une "baisse d'impôts permanente".


Le président élu a également promis d'aider l'industrie automobile à s'adapter à la chute de la demande, alors que le numéro un américain du secteur, General Motors, a annoncé dans la journée qu'il risquait de se retrouver à cours de liquidités l'an prochain. "L'industrie automobile est la colonne vertébrale de l'industrie américaine et a un rôle essentiel dans notre tentative de réduire notre dépendance du pétrole étranger", a ajouté Barack Obama. Il a dit souhaiter que le "gouvernement fasse tout ce qui est possible pour accélérer (la distribution de) l'aide à la rénovation de l'outil industriel déjà adoptée par le Congrès". 25 milliards de dollars de garanties de prêt ont récemment été débloqués par le Congrès pour aider les constructeurs américains à mettre au point des véhicules moins gourmands en essence. Les trois grands constructeurs ont réclamé 25 milliards d'aide
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