François Hollande et les rénumérations patronales

Publié le par Cohérence et Espoir 94

Hollande: il faut "s'attaquer aux rémunérations des dirigeants d'entreprise"


PARIS (AFP) — François Hollande, premier secrétaire du PS, estime qu'il faut "s'attaquer aux rémunérations des dirigeants d'entreprise", car il est "impensable que certains touchent en un jour ce que d'autres gagnent en un an", dans un entretien à paraître mardi dans Les Echos.


En réponse à la proposition de Ségolène Royal d'interdire de profession bancaire ceux qui ont fauté, le patron des socialistes dit : "qu'il faille être sévère à l'égard de ceux qui ont mal fait leur métier, c'est une évidence".


"Mais il faut aller plus loin, et s'attaquer aux rémunérations des dirigeants d'entreprise", estime-t-il.


Pour lui, "la limitation conventionnelle des parachutes dorés qui vient d'être décidée, est une goutte d'eau dans l'océan des excès et des dérives".


"L'Allemagne peut servir d'exemple même si le plafond de 500.000 euros annuel qu'elle vient d'instaurer est déjà énorme", poursuit M. Hollande, qui "pense que les partenaires sociaux peuvent prévoir un écart maximal entre la rémunération la plus basse et la plus haute".


"Et s'ils n'y parviennent pas, légiférons. Il est impensable que certains touchent en un jour ce que d'autres gagnent en un an", assure M. Hollande, qui "demande à connaître la rémunération de tous les dirigeants des banques aujourd'hui".


M. Hollande juge que la lutte contre les paradis fiscaux est "une prise de conscience heureuse à l'occasion de la crise".


Mais la France "peut d'ores et déjà montrer l'exemple en revoyant les conventions qui la lient à Monaco, notamment sur l'imposition des personnes physiques", souligne-t-il. La France "peut aussi faire pression sur le gouvernement luxembourgeois en matière d'harmonisation de la fiscalité sur les revenus du capital".


Le député de Corrèze estime par ailleurs qu'"il n'est pas question de nationaliser l'ensemble des banques françaises, c'est un modèle que nous avons éprouvé".


"Nous avons déjà une banque publique, la banque Postale", souligne-t-il. "Renforçons-la, et surtout, ne la privatisons pas. Nous avons la Caisse des Dépôts : faisons-en vraiment l'instrument financier de la France".


Pour lui, le gouvernement se dirige "allègrement vers un déficit public de 3,5 % à 4 % du PIB" et "poursuit sa philosophie du "laisser-faire". C'est la politique du chien crevé du déficit au fil de l'eau de la récession".

Publié dans Politique Economique

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