Service minimum: le bras de fer Delanoë- Darcos continue

Publié le par Cohérence et Espoir 94


Service minimum: le bras de fer Delanoë-Darcos reprend

Au nom de la sécurité des enfants, Bertrand Delanoë a confirmé qu'il n'appliquerait plus la loi sur le service minimum d'accueil en cas de grève dans l'Education nationale à Paris. /Photo d'archives/REUTERS/ Charles Platiau


Au nom de la sécurité des enfants, Bertrand Delanoë a confirmé lundi qu'il n'appliquerait plus la loi sur le service minimum d'accueil (SMA) en cas de grève dans l'Education nationale à Paris.


Opposé à la loi votée en juillet dernier, le maire de Paris avait finalement accepté d'organiser le SMA lors de la grève de jeudi dernier, avant de revenir sur cette décision une fois fait le bilan de l'opération.


"Nous disons 'attention danger' (...) Il faut un accident pour démontrer que cette loi n'est pas applicable?", s'est-il interrogé en marge du Conseil de Paris réuni lundi à l'Hôtel de ville.


"Je suis républicain mais pas fou", a-t-il poursuivi. Jeudi dernier, "nous avons été 'borderline' (limite-NDLR) au niveau sécurité des gamins" par manque de personnel qualifié pour prendre en charge les enfants, a-t-il fait valoir.


Son adjoint chargé de la vie scolaire, Pascal Cherki, a dénoncé l'idée de certains maires d'arrondissements parisiens de droite de faire appel aux parents d'élèves.


"Organiser le SMA, ce n'est pas comme un goûter d'anniversaire", a-t-il déclaré. De plus, "pour s'occuper d'enfants, il faut connaître leur situation familiale et médicale et la protection de la vie privée ça existe".


Comme Bertrand Delanoë, il a déploré le vote d'une loi "absurde" que Paris a cependant essayé d'appliquer "loyalement".


Pour le ministre de l'Education, Xavier Darcos, les prises de position de Bertrand Delanoë sont pour partie liées au congrès du Parti socialiste qui approche.


Mais, "la loi c'est la loi et je ne crois pas que des élus qui par ailleurs ont des fonctions de législateurs puissent décider de ne pas appliquer la loi", a-t-il déclaré sur LCI.


"Les recteurs surveillent, les préfets aussi, qui sont les garants dans les départements de l'application de la loi", a-t-il prévenu.


Laure Bretton, édité par Yves Clarisse

Publié dans Politique Sociale

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