La politique économique de Sarkozy, également responsable

Publié le par Cohérence et Espoir 94


L'Assemblée a adopté, mardi 14 octobre dans la soirée, le plan gouvernemental d'urgence en faveur des banques, qui prévoit une garantie maximale de l'Etat de 360 milliards d'euros. Il sera transmis au Sénat dès mercredi pour une adoption définitive prévue avant la fin de la semaine. Le "projet de loi de finances rectificative pour le financement de l'économie" a été adopté par 224 voix contre 23. La majorité UMP et ses partenaires du Nouveau Centre ont voté pour, de même que les radicaux du PRG. Le PS et les quatre députés Verts se sont abstenus et le PCF a voté contre.


En séance, le premier ministre, François Fillon, a une nouvelle fois appelé au consensus et promis que le gouvernement gèrerait "au mieux des intérêts du contribuable" les sommes engagées, soulignant que la garantie de l'Etat serait payante et "temporaire". La ministre de l'économie, Christine Lagarde, a qualifié d'"historique" le plan voté à l'Assemblée, qui n'aura "aucune incidence directe sur le budget", selon son collègue Eric Woerth, ministre du budget.


Mme Lagarde a résumé l'esprit du plan, décliné dans les quinze pays de la zone euro et en Grande-Bretagne et salué depuis lundi par une remontée des Bourses : "soutenir l'économie par le financement des établissements de crédit"."Le contribuable français aura deux protections : nous facturerons la garantie de l'Etat à des conditions commerciales" et "les prêts seront des prêts sur gage", a expliqué la ministre. Le projet de loi devrait être définitivement adopté par le Parlement mercredi soir après un vote conforme attendu au Sénat.


En commission des finances, les députés PS ont voté un article clef du projet de loi. Mais en réunion de groupe, ils ont choisi de s'abstenir sur l'ensemble du texte, comme les Verts. Le plan de Nicolas Sarkozy "ne résout qu'une partie des problèmes", a justifié le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault. "Pas question d'approuver la politique de Nicolas Sarkozy au plan économique car c'est elle aussi qui est responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvons", a de son côté justifié François Hollande. "Nous jouons notre rôle", a plaidé Pierre Moscovici.


Ce choix de l'abstention a créé des remous au sein du PS à quelques semaines du Congrès de Reims. "Je regrette que nous n'assumions pas totalement notre responsabilité de parti d'opposition mais qui doit gouverner. Il manque des hommes d'Etat aujourd'hui au Parti socialiste", a déclaré Manuel Valls, qui n'a cependant pas voté en faveur du texte.


François Bayrou, président du MoDem, a voté pour. Ce dispositif "va dans le bon sens (...) et change les choses", a-t-il estimé.

Publié dans Politique Economique

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