Marina Petrella ne sera pas extradée

Publié le par Cohérence et Espoir 94

L'Elysée a annoncé qu'il renonçait à extrader l'ex-membre des Brigades rouges vers l'Italie en raison de sa situation de santé.

 

 

Le président Nicolas Sarkozy a renoncé à extrader l'ex-membre des Brigades rouges Marina Petrella vers l'Italie en raison de sa "situation de santé", a confirmé dimanche l'Elysée dans un communiqué.

 

"Malgré les soins attentifs dont bénéficie Mme Petrella à l'hôpital Sainte-Anne, son état de santé ne s'est pas amélioré. Les médecins qui l'ont examinée ont conclu que la dépression profonde dont elle souffre est susceptible de mettre en cause son pronostic vital", selon ce communiqué.

 

"C'est pourquoi le président de la République a demandé au Premier ministre de faire application de la clause humanitaire de la convention d'extradition de 1957 et de rétracter le décret d'extradition la concernant", a-t-on précisé à l'Elysée.

 

"Cette mesure individuelle a été prise en considération de la seule situation de santé de Mme Petrella. Elle n'atténue en rien l'engagement de la France en matière de lutte contre le terrorisme ainsi que sa coopération avec les autres démocraties dans ce domaine", a-t-on ajouté.

 

Un décret du gouvernement, en date du 3 juin, autorisait l'extradition de Mme Petrella vers l'Italie, où elle a été condamnée en 1992 à la perpétuité pour complicité dans le meurtre d'un commissaire à Rome en 1981.

 

Ancienne dirigeante de la "colonne romaine" des Brigades rouges, réfugiée en France depuis 1993, Mme Petrella avait été arrêtée en août 2007 dans le Val-d'Oise où elle travaillait comme assistante sociale.

 

Son état physique et mental n'a cessé de se détériorer depuis un an et l'ancienne brigadiste est restée incarcérée jusqu'à ce que la cour d'appel de Versailles autorise début août sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, afin de lui permettre de recevoir des soins sans être détenue. Elle est hospitalisée à l'hôpital parisien Sainte-Anne.

(AFP)

Publié dans Droits de l'Homme

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