La crise s'impose dans les défilés syndicaux

Publié le par Cohérence et Espoir 94

Le crise s'impose dans les défilés pour le pouvoir d'achat





Manifestation toulousaine, mardi 7 octobre.
AFP/ERIC CABANIS
Manifestation toulousaine, mardi 7 octobre.

La crise financière s'est invitée dans les défilés qui ont réuni en France plusieurs milliers de personnes, mardi 7 octobre, à l'occasion de la première Journée mondiale sur le travail décent. Dans le cadre de cette journée, la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la FSU, Solidaires et l'UNSA ont privilégié des manifestations sur des thèmes comme l'emploi ou les salaires plutôt qu'un appel national à une grève, jugée trop pénalisante pour le pouvoir d'achat des salariés.

Décidée en 2006, cette journée mondiale a pris une résonance particulière avec la crise financière et la forte hausse du chômage en France (+ 2,2 % en août par rapport à juillet) alimentée par de nombreux plans sociaux, notamment dans l'automobile et la banque. Selon la CGT, 87 défilés étaient organisés en France. A Paris, un cortège de l'éducation réunissant 3 000 personnes, selon la FSU, a grossi les rangs du défilé francilien en direction du Trocadéro.

"SPÉCULATEUR =  VOLEUR"

"Dans le contexte difficile où l'on tente de persuader les salariés que ce n'est pas le moment de présenter des revendications, je considère que cette journée est une réussite", a déclaré le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, au départ de la manifestation. "On ne parle que des banques et pas des conséquences économiques et sociales de cette crise, on les voit pourtant déjà avec des plans sociaux et des fermetures d'usines : il y a des conséquences sociales qui se préparent et le syndicalisme international est là pour dire ce qui se passe et aider les salariés", a souligné son homologue de la CFDT François Chérèque. "Banquier, spéculateur = voleur ; l'argent qu'on a gagné, aux travailleurs !" scandaient des manifestants.

A Marseille, où de 3 000 à 20 000 personnes, selon les sources, ont manifesté, une banderole indiquait : "La seule façon de moraliser le capitalisme, c'est d'y mettre fin." Salariés du public et du privé ont défilé ensemble à Nantes où une manifestation a réuni entre 3 000 et 6 000 personnes. A Lyon, où 2 600 à 4 500 manifestants ont défilé, les services publics étaient à l'honneur : "Krach dans l'éducation, injectez d'urgence 4 milliards" ou "Touche pas à ma Poste".

En l'absence d'appel à la grève, les transports ont été peu perturbés. Dans l'éducation, cette journée constituait un test grandeur nature de la loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles primaires. Le ministre Xavier Darcos a estimé que "cela ne se passait pas trop mal". Le ministère évaluait à 5,37 % le taux de grévistes, tandis que la FSU recensait "entre 25 et 30 %" de grévistes dans les collèges et lycées.

Publié dans Politique Générale

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