Débat au Parlement sur la crise financière

Publié le par Cohérence et Espoir 94

Fillon accepte un débat le 8 octobre au Parlement sur la crise financière

 

PARIS (AFP) — Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi a annoncé jeudi que le Premier ministre François Fillon avait accepté l'organisation d'un débat au Parlement sur la crise financière, programmé mercredi."Le Premier ministre a accepté, il y aura un débat sur la crise financière au Parlement mercredi de la semaine prochaine", a déclaré M. Karoutchi sur France 2, alors qu'on l'interrogeait sur les demandes répétées du PS d'un tel débat.

 

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), a confirmé à quelques journalistes, aux Journées parlementaires UMP à Antibes, qu'un tel débat aurait lieu "sur la situation économique et financière" en lieu et place de la séance des questions d'actualité au gouvernement au Palais-Bourbon.

 

Il a, lui, évoqué les dates de "mardi 7 ou mercredi 8". "Nous aurons une communication de François Fillon, suivie d'un débat sans vote, avec l'expression de tous les groupes politiques", a dit M. Accoyer. Il n'a pas été immédiatement possible d'obtenir confirmation de l'organisation de ce débat auprès de Matignon.

 

"Maintenant, a poursuivi M. Karoutchi, ce serait une très grande nouveauté si dans les débats au Parlement le PS, au lieu de se contenter de dire +à bas Sarko, à bas Sarko, à bas Sarko+ à longueur d'heures, nous apportait des solutions alternatives concrètes et constructives". "Il faut que les socialistes reviennent sur terre, la moitié de ce que l'on a appelé le paquet fiscal de l'année dernière, c'est l'exonération sur les heures supplémentaires qui profite à 6 millions de salariés", a-t-il poursuivi alors que le PS réclame la suppression des mesures de la loi TEPA (Travail, emploi, pouvoir d'achat) votée l'été 2007.

 

"Qu'ils reviennent sur terre, qu'ils nous fassent des propositions concrètes, constructives, positives pour les Français et on regardera, on est très ouvert, mais ce n'est pas l'esprit de Reims qui doit l'emporter", a insisté le secrétaire d'Etat en allusion aux rivalités socialistes avant le congrès du parti en novembre.

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Les quatre formations "ont décidé d'exiger du gouvernement l'organisation d'un débat parlementaire dans chacune des deux assemblées" portant sur la crise. "Nous demandons un débat parlementaire dans chaque Assemblée, et non en Congrès, car nous voulons un véritable débat, pour poser des questions et faire nos propositions", a précisé à l'AFP, à l'issue de la rencontre, Jean-Michel Baylet. La réunion des deux assemblées en Congrès permettrait à Nicolas Sarkozy de s'adresser aux parlementaires, conformément à la Constitution révisée.

 

Les quatre dirigeants ont refusé l'appel du Premier ministre François Fillon à l'unité nationale face la crise. "Le lieu où doivent se confronter les propositions dans l'intérêt du pays c'est le Parlement. Avant de proclamer l'unité nationale faisons au moins un débat national de façon à ce que chaque force politique -majorité, opposition-, puisse présenter ses analyses et solutions, sinon c'est une commodité, c'est une diversion", a affirmé François Hollande.

Publié dans Politique Générale

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