Et celle de François Hollande

Publié le par Cohérence et Espoir 94

Mister Besancenot et Docteur Queuille
FH | Notes | Jeudi, 25 septembre 2008

Le meeting de Nicolas Sarkozy jeudi soir a emprunté son vocabulaire à la Ligue communiste révolutionnaire.

Haro sur le capitalisme financier, sus aux spéculateurs, malheur aux traders, et ascenseur pour l’échafaud à l’intention des banquiers immoraux.

Un huron passant à Toulon aurait cru entendre des appels à la révolution. Si on ne l’avait prévenu, il s’agissait du chef de l’Etat le plus libéral que la France ait porté depuis le début de la Ve République.

Ce président a en effet libéralisé, privatisé, abaissé les impôts des plus fortunés, créé le bouclier fiscal pour les plus hauts revenus, bref tout le contraire de ce qu’il dénonce à l’échelle du monde.

Mais si ce discours flamboyant sur le capitalisme et cette lucidité sur la crise internationale n’étaient là que pour lui permettre de se défausser de sa propre responsabilité ?

Finalement, tout irait aussi mal dans le monde que les Français devraient accepter le sort qui leur est fait par la politique de Nicolas Sarkozy.

Le chômage augmenterait, ça ne serait pas sa faute ; le pouvoir d’achat reculerait, il n’y serait pour rien ; la croissance s’effondrerait, il n’en serait pas coupable.

On voit bien la manœuvre. C’est la faute à la crise, au capitalisme, aux marchés aveugles et aux banquiers sans doute trop rigides. Mais en aucune façon, lui, ne serait sur la sellette.

Et pour couronner le tout, voilà qu’il n’annonce rien. Ses réformes, il les poursuivra, ses choix, y compris le paquet fiscal, il les revendique et il faudra se contenter de laisser les patrons décider eux-mêmes de l’encadrement des parachutes dorés.

Pour le reste, circulez, il n’y a rien à voir. Les caisses sont vides et il est urgent d’attendre.

Le bon docteur Queuille, dans les années 50, avait fait de cette habileté une politique. Rien ne pressait et il n’y avait pas de dossiers suffisamment urgents qui ne puissent attendre.

Tel est aujourd’hui la conduite de Nicolas Sarkozy : repousser, reporter, retarder, bref espérer que le capitalisme demain le sauvera.

Mauvais calcul.

Publié dans Politique Générale

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cigalette 27/09/2008 18:30

Bon week-end
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Cela s'appelle de la CAVALERIE financière d'Etat... et cela fait un moment que cela dure
puisque plus de MILLE MILLIARDS de dettes.
Concitoyennement vôtre

Cohérence et Espoir 94 28/09/2008 06:30


Tu as bien raison, Cigalette. L'humour cinglant de François nous fait du bien dans cette situation face  à l'hypocrisie et  l'immoralité totales de Sarkozy.