Le PS juge sévèrement Sarkozy

Publié le par Cohérence et Espoir 94

Les ténors du PS fondent sur Sarkozy
Aubry, Royal, Delanoë, Hamon…les acteurs du futur congrès socialiste rivalisent de critiques contre le discours du Président sur la crise économique.
Liberation.fr (avec source AFP)
LIBERATION.FR : vendredi 26 septembre 2008
 

Au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy sur la crise et la politique économique, les socialistes – et particulièrement les prétendants au poste de premier secrétaire du PS – attaquent le Président.
La maire PS de Lille, Martine Aubry, dénonce «la poursuite absolue d’un discours qui affiche une langue de bois battante», «totalement irréelle». Elle déplore «la poursuite absolue d’un discours qui affiche une langue de bois battante, totalement irréelle et totalement en décalage par rapport à la politique qu’il mène». Le chef de l’Etat «nous fait croire que la crise que nous vivons déjà à cause de sa politique pourrait être la conséquence de la crise financière qui arrive. Son leitmotiv est "je continue les réformes, c’est-à-dire, je continue la régression, et je continue le libéralisme"», a-t-elle estimé.


Ce matin Ségolène Royal a elle dénoncé chez Nicolas Sarkozy un «écart entre les discours et les actes» qui devient «insupportable». «Je partage le constat» du chef de l’Etat sur la situation économique mais «ce qui est beaucoup plus étrange, c’est qu’on avait l’impression d’un responsable politique qui n’est pas en responsabilité, qui est pratiquement dans l’opposition ou alors simplement observateur», a déclaré Ségolène Royal sur France-Inter. Elle aurait préféré qu’à la place de la réunion de Toulon, Nicolas Sarkozy, «puisqu’il est président de l’UE, convoque en urgence les chef d’Etats et de gouvernement de l’Union européenne pour qu’ils arrêtent ensemble des propositions de nature à juguler la crise».


Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a estimé pour sa part que le discours de Nicolas Sarkozy la veille à Toulon «sonne comme autant de critiques implacables de la politique qu’il a menée depuis mai 2007» et «a surtout fait apparaître son impuissance». Ce discours prononcé «près d’un mois après le début de la crise financière mondiale, est loin d’avoir apporté aux Français les réponses crédibles et concrètes qu’ils étaient en droit d’attendre», a déclaré Bertrand Delanoë dans un communiqué.


Benoît Hamon, lui aussi candidat au poste de premier secrétaire du PS, se demande «Qui sont donc ces fous qui baissent de 13 milliards les impôts des plus riches? Qui sont donc ces fous qui privatisent la Poste? Qui sont donc ces fous qui libéralisent la santé? Qui sont donc ces fous qui démantèlent le droit du travail? Qui sont donc ces fous qui organisent dans tous les domaines les reculs de l’Etat?» Nicolas Sarkozy «vient de se livrer, dans un mélange d’approximations économiques et de bégaiements idéologiques, à un réquisitoire en règle contre un système qu’il défend et promeut depuis le début de sa carrière politique», termine le socialiste.


L’ex-premier ministre Laurent Fabius juge enfin, dans le Parisien, que Nicolas Sarkozy combine «discours de gauche» et «action de droite», ajoutant que «le chef de l’Etat» utilise la crise «pour esquiver les questions concrètes comme la baisse du pouvoir d’achat, la hausse du chômage, l’importance des déficits».

Publié dans Parti Socialiste

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