Sarkozy et la crise économique

Publié le par Cohérence et Espoir 94

Le discours du président de la République, jeudi 25 septembre, à Toulon, sur la crise économique a suscité de nombreuses réactions. A gauche, François Hollande, le premier secrétaire du Parti socialiste, a dénoncé, jeudi sur France 3, "la lucidité tardive" de Nicolas Sarkozy pour "reconnaître les méfaits du capitalisme. "Que ne l'avait-il dit il y a plusieurs mois, alors que sa politique a été une politique libérale, faisant confiance aveuglément au marché !", s'est-il exclamé. Le Parti communiste a expliqué de son côté que le chef de l'Etat "a tenté de démontrer que le monde est divisé en deux catégories : d'un côté les méchants capitalistes spéculateurs et de l'autre les gentils capitalistes entrepreneurs."

Le président du MoDem, François Bayrou, a pour sa part dénoncé "un catalogue de promesses aussi impressionnant que celui que l'on vient d'entendre et en face de cela la réalité qui est que, évidemment, on n'a pas les moyens, avec l'ensemble des gaspillages qu'on a fait, on n'a pas les moyens d'y faire face". A l'UMP, Luc Chatel, secrétaire d'Etat chargé de l'industrie et de la consommation et porte-parole du gouvernement, s'est voulu rassurant dans la lignée de Nicolas Sarkozy : "En affirmant qu'aucun de nos compatriotes ne verra ses économies menacées si une banque française devait être en grave difficulté, [Nicolas Sarkozy] a montré que l'Etat sera présent pour protéger chaque Français."

Côté syndical, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a expliqué que, selon lui, le président de la République "nous dit aussi que ça va aller plus mal sur le pouvoir d'achat et sur l'emploi. Il dénonce le capitalisme financier à distinguer du vrai capitalisme (...) pour justifier la mise en œuvre, voire l'accélération des réformes qui sont à l'ordre du jour du programme gouvernemental". Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, a déclaré sur France Info qu'"on ne peut pas d'un côté plaider pour plus de réglementation et de régulation au niveau international et européen, et au niveau national, dire qu'il faut encore plus déréglementer, que ce soit sur la question des salaires ou la question de la durée du travail". A l'inverse, Laurence Parisot, présidente du Medef, s'est réjoui du dicours de Nicolas Sarkozy. "Le président de la République a prononcé un discours véridique, ambitieux, historique, à la hauteur du défi auquel nous sommes tous confrontés."

Publié dans Politique Générale

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