La Fête de l'Huma reçoit François Hollande

Publié le par Cohérence et Espoir 94

 Fête de l'Humanité: l'union de la gauche à l'affiche, Besancenot boudé.

LA COURNEUVE (AFP) — La 73e Fête de l'Humanité samedi a été l'occasion pour l'ex-gauche plurielle d'annoncer une nouvelle fois sa prochaine renaissance, isolant Olivier Besancenot, discret à La Courneuve pour défendre son Nouveau parti anticapitaliste.

A midi, la numéro un du PCF, Marie-George Buffet, reçoit les patrons du PS François Hollande, et des Verts Cécile Duflot, pour une courte rencontre, suivie d'un long point de presse.

"Cette rencontre est le premier acte du rassemblement de la gauche sur des idées et des projets", affirme solennellement François Hollande.

Pour le premier secrétaire du PS, au-delà des prochains Congrès des trois formations -lui-même doit céder sa place en novembre au Congrès de Reims- il faut "créer une dynamique" pour "arriver à une gauche rassemblée".

Mme Buffet, de son côté, insiste sur la nécessité de construire ce rassemblement autour d'un "projet solide": "on n'est pas d'accord sur tout" donc "on a besoin de confrontation", notamment sur l'Europe.

Même son de cloche du côté de la dirigeante écologiste pour qui "face à la politique de communication de Sarkozy, il y a une obligation de travailler à ce projet" commun: "on a des différences, on discute".

"Après l'union de la gauche qui a permis la victoire de 1981 et la gauche plurielle de 1997", il "faut inventer, trouver une formule" pour baptiser ce rassemblement, estime M. Hollande. L'adjectif "durable" semble avoir la cote.

rendez-vous musical Autant pour la rhétorique. Quant aux actes, il est simplement confirmé la tenue d'un premier forum fin octobre sur la mondialisation, regroupant les partis de l'ex-gauche plurielle (PCF, PS, Verts, MRC, PRG) qui ont créé ensemble un comité de liaison de la gauche.

Absent des débats de ce triumvirat -alors que l'an dernier il y avait participé- Olivier Besancenot est la vedette en creux.

Mme Buffet estime que le postier fait mine de n'avoir pas reçu son invitation: "j'ai l'impression qu'il a un problème avec le courrier!".

Le jeune facteur -dont le parti avait regretté vendredi qu'il n'ait pas été invité à un débat central- ne veut pas faire de vague: "je ne me suis plains de rien", "je suis là pour discuter avec les militants", "on n'est pas là pour parasiter la Fête du PCF", dit-il lors d'un point de presse qu'il tient au stand de la LCR.

Mais le jeune postier est d'humeur boudeuse: "allez-vous rencontrer Mme Buffet?". "Vous m'éclatez!", raille-t-il.

Il réitère toutefois sa proposition de "riposte commune" avec le PCF contre la politique de Nicolas Sarkozy: agir ensemble "plutôt que séparément".

Mais il ne veut toujours aucune alliance programmatique avec le PS en vue de prendre le pouvoir: "on ne veut pas ce pouvoir-là, on veut un autre pouvoir", lance-t-il, avant de rejoindre des fans pour dédicacer ses livres.

La Fête populaire -toujours courue, malgré un ciel mitigé- est aussi l'occasion pour Christine Albanel de défendre son projet sur l'audiovisuel public. Lors d'un débat houleux, elle qualifie de "fantasme" une éventuelle privatisation de France Télévisions.

Des leaders de la gauche arpentent les allées: le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, qui est de la fête "tous les ans depuis 1993", visite les stands du secours populaire et de la fédération de la capitale.

La Fête, également un rendez-vous musical, s'achèvera dimanche par un discours de Marie-George Buffet. Samedi soir, c'est la ruée attendue vers le concert d'Alain Bash

Publié dans Parti Socialiste

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