François Hollande et Fiscalité

Publié le par Cohérence et Espoir 94

François Hollande prône une remise à plat de "l'ensemble de la fiscalité"

AP | 07.09.2008 | 19:19

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, prône à nouveau une remise à plat de "l'ensemble de la fiscalité" qui permettrait, entre autres, de réformer l'impôt de solidarité sur la fortune, et renouvelle ses critiques sur la gestion économique du gouvernement, dans un entretien accordé à "La Tribune" paraissant lundi.

L'ISF "ne peut être réformé que si l'ensemble de la fiscalité du patrimoine est repensé", déclare M. Hollande au quotidien. "Mais dès lors que l'impôt sur les successions a quasiment disparu, la transmission de la fortune a été privilégiée par rapport à son acquisition. Et la rente par rapport au risque".

Concernant la fiscalité des entreprises, le Premier secrétaire affirme: "La bonne proposition n'est pas de baisser une nouvelle fois les contributions des entreprises comme le demande le MEDEF, mais de moduler l'impôt sur les sociétés selon que le bénéfice est réinvesti ou redistribué aux actionnaires".

"Le problème français, c'est que cela fait six ans qu'on observe simultanément une modération salariale, une faible croissance et une détérioration de la balance commerciale", regrette par ailleurs M. Hollande, mettant en cause la politique gouvernementale. "La droite française porte le bonnet d'âne en matière de politique économique". Et de préconiser notamment de "réduire (le) déficit public en supprimant des allégements fiscaux".

Evoquant les 35 heures et l'assouplissement des heures supplémentaire, François Hollande estime que "maintenant que ce dispositif a été quasiment déshabillé, il faut revenir sur l'ensemble des exonérations de cotisations sociales qui y étaient liées. Elles représentent plus de 20 milliards d'euros".

M. Hollande propose de créer ce qu'il a baptisé la "réduction du temps de chômage": "chaque fois qu'une entreprise augmente ses effectifs, elle bénéficierait d'une baisse du montant global des cotisations sociales", explique-t-il. "Il ne s'agit pas de dépenser encore plus, mais de transférer une grande partie des exonérations sociales liées aux 35 heures vers ce système de réduction du temps de chômage". AP

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