Politique internationale

Publié le par Cohérence et Espoir 94

Peu à peu, le voile se lève sur la réalité de l'accord signé sous les auspices de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner qui enterine la victoire de la Russie sur la Géorgie.

Certes, le nationaliste Saakachvili par sa politique aventuriste a mené son peuple à cette humiliante défaite.
Mais, bien loin de la gloriole affichée par Sarkozy, celui-ci a accepté les conditions russes, y compris le droit pour la Russie de violer en permanence la souveraineté géorgienne!

C'est d'ailleurs une constante de la politique internationale de Sarkozy. Faire d'abord le "fier à bras", le "flambard", pour ensuite se déjuger et se retrouver dans une piteuse situation.

Examinons deux autres situations:

Par rapport à la libération d'Ingrid Betancourt, Nicolas Sarkozy avait adopté une attitude responsable que nous partagions en général qui était la négociation avec les FARC qui se heurtait à l'intransigeance du Président Colombien Uribe. Celui-ci a toujours préféré la solution de force. Celle-ci a eu lieu et a abouti à une intervention remarquablement menée sans aucune victime, même s'il reste une zone d'ombre sur une éventuelle rançon.
Au lieu de reconnaître qu'il s'était trompé, Sarkozy s'est présenté comme le co-auteur de l'opération militaire bien qu'il a été totalement en dehors de l'intervention décisive.

Concernant la Chine, Sarkozy et Kouchner ont en premier lieu juré leurs grands dieux qu'ils seraient intransigeants sur les droits de l'homme, puis Sarkozy a décidé d'aller à la cérémonie d'ouverture des J.O. (la politique du Bling-Bling) en recevant le Dalaï-Lama, enfin d'y aller sans recevoir ce dernier et même en interdisant toute rencontre officielle et en allant même jusqu'à faire "recevoir" dans des conditions totalement inadmissibles. Bref une capitulation totale devant la Chine!

Quant à l'Europe, Sarkozy qui se croyait génial avec son "mini-traité", inquiète et déconcerte nos partenaires par ses positions pusillanimes et poujadistes, ainsi que son parti-pris américain.

Vu tous ces éléments, ceux qui dans notre parti, se détache du modèle européen pour se rallier à une sorte de voie "libérale" au sens américain du terme, se trompent du tout au tout. Le tout n'est pas d'être à la gauche de Bush ou de Sarkozy, mais d'être porteurs d'une alternative réelle, solution pour battre Sarkozy.

Il est clair que l'épisode de la réforme institutionnelle avec le soutien feutré à Jack Lang, même maquillé en refus d'un anti-sarkozysme "pavlovien" nous a coûté cher auprès de l'opinion publique, de même que le clair-obscur de ces combinaisons "gauche-droite" au sein du Parti.

Par contre, si le congrès du parti prend position résolument pour une rénovation entravée par les éléphants et opte pour une opposition frontale à Sarkozy, tous les espoirs d'une reconquête de l'opinion pour gagner sont permis!

Vincent Charlot
@ vincent.charlot@noos.fr
Site: htpp://www.coherenceespoir94.over-blog.com

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