Clarifications

Publié le par Cohérence et Espoir 94

Si au moment du dépôt des 21 contributions, nous pouvions être légitiment inquiets de cette avalanche de contributions d'autant plus surprenante que peu de choses les différenciaient vraiment, la clarification a commencé et nous en sommes rassérénés.

 

Chacun(e) des présidentiables a dû bon gré, mal gré, comprendre que ce serait une coalition bâtie non sur des personnalités, mais sur des idées, qui dirigerait le parti pendant les deux ans qui viennent.

 

Le vote à une voix de majorité de la révision constitutionnelle et les prises de position de certains de nos camarades ont fait de notre attitude par rapport à Sarkozy une vraie divergence qui structurera certainement le congrès.

 

Certains considèrent que le temps serait venu de nous transformer en parti démocrate à l'américaine en gérant au mieux et en essayant de réparer les dégâts causés par le marché qui serait quand même le moteur et le maître du système. Tant Pascal Lamy que Dominique Strauss-Kahn en font l'éclatante démonstration. Et certains même oublient l'Europe pour verser dans "l'Obamania" sur leur site. Quant au parti, leur soin serait de le laisser le plus petit possible pour pouvoir plus le contrôler et le cadenasser.

 

Une autre "fixation" chez certains de nos camarades est de retourner obsessionellement sur le passé dlorieux de la "Dream-Team" de 1997, oublieux qu'ils sont que cette période s'est terminée par le désastre du 21 avril 2002.

 

D'autres, dont nous sommes,  pensent qu'il doit y avoir un modèle européen notamment social, alternatif au modèle américain prôné par Sarkozy, fondé sur la démocratie parlementaire et participative. Cela sera un modèle basé sur la solidarité et l'action publique énergique.

Regroupés sur le socle de nos valeurs socialistes, appuyés sur le rassemblement des socialistes qui ont abouti aux éclatantes victoires de 2004 et de 2008, nous nous projetons dans l'avenir. Avec notre peuple, nous nous battons contre la régression sociale et politique imposé par Nicolas Sarkozy et ses méthodes brutales aux limites de la "barbouzerie" généralisée. Avec le Parti, nous construirons l'alternative en rénovant profondément les méthodes et les pratiques que les "Eléphants" nous ont interdit de faire.

 

Quant à ceux qui se proclament à gauche, ils auront à choisir entre une influence réelle dans la direction du parti et plus tard le gouvernement du pays, mais avec la perspective de débats et de discussions "sévères" dans le parti, et une attitude plus simple peut-être de phraséologie révolutionnaire sans aucune portée, mais avec les compromis et compromissions, dans les instances du parti comme dans la vie politique.

 

Vincent Charlot

 

Publié dans Parti Socialiste

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