Pour un Parti socialiste cohérent et solidaire

Publié le par Cohérence et Espoir 94

Par une quarantaine d'élus socialistes (députés, sénateurs, présidents de conseil général, maires)

Libération QUOTIDIEN : lundi 28 juillet 2008

 

Dans le cadre de la préparation du congrès du Parti socialiste, prévu en novembre, l'essentiel du débat ne peut plus être entre nous. Il doit être une confrontation idéologique avec la droite et devant les Français. Il y a donc urgence, pour nous socialistes, à agir pour que notre congrès soit une réussite qui nous permette d'être utiles aux Français, nous renforce et renforce la gauche. Nous sommes issus de plusieurs contributions différentes. Nous avons constaté que les différences qui peuvent exister entre nos textes respectifs sont minces. A contrario, ce qui les rapproche - et donc les unit - est considérable. Plutôt que de cultiver les différences, mieux vaut faire le constat de nos convergences.

Face à une droite dont la politique échoue à redonner confiance et creuse les inégalités, nous sommes favorables à une politique de soutien de l'investissement, de développement durable et de redistribution privilégiant les revenus du travail. Dans le contexte de la hausse du prix du pétrole, et plus largement de l'impact de la hausse des coûts de l'énergie sur les plus modestes, nous plaçons la prise en compte des mutations énergétiques au cœur de notre engagement pour l'avenir.

Dans le souci d'une efficacité accrue dans la déconstruction de la politique de la droite et du renforcement de la visibilité des propositions du PS, nous souhaitons que les militant(e)s soient associé(e)s le plus largement possibles aux prises de décisions. En organisant des conférences militantes et des conventions nationales sur les sujets les plus importants (politique économique, modèle social, modèle de développement…), nous permettrons à la diversité militante de notre parti de s'exprimer.

Cependant, dès lors que les votes seront intervenus, les décisions prises collectivement s'imposeront à tous. C'est la condition essentielle de la cohérence de notre organisation et donc de notre crédibilité. Pour créer une dynamique de changement dans la perspective de la prochaine élection présidentielle, nous proposerons à la gauche de gouvernement une stratégie de rassemblement sur la base d'un contrat de gouvernement.

Concernant la désignation du (de la) prochain(e) candidat(e) du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2012, nous indiquons avec force que les militant(e)s du PS doivent rester les seuls dépositaires, par leur vote, de ce choix. En aucun cas cette option n'exclut la perspective, dans un second temps, d'une primaire avec les autres partis de gauche. Nous considérons qu'il y a urgence à présent à dessiner les contours de la future majorité du PS, qui devra être rassemblée et surtout cohérente. Nous devons, dans les trois ans à venir, préparer une véritable alternative, en étant clairs dans notre stratégie et solidaires dans notre organisation, pour qu'un contrat de direction donne sa force à la majorité dans le respect de la minorité.

Nous appelons donc les socialistes qui se reconnaissent dans cette démarche, à l'unité dans la clarté, car c'est cette cohérence qui nous permettra d'être en situation, le moment venu, de rester fidèle à notre promesse, celle d'un grand Parti socialiste, permettant de lever l'espérance pour nos concitoyens en 2012.

* Didier Arnal, président du conseil général du Val-d'Oise, Bertrand Auban, sénateur (31), Jacques Auxiette, président du conseil régional des Pays-de-la-Loire, Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, Serge Bardy, premier secrétaire fédéral (49), Jean-Pierre Bel, sénateur (09), Yves Blein, maire de Feyzin, Monique Boulestin, députée (87), Sylviane Bulteau, vice-présidente du conseil régional des Pays-de-la-Loire, Denise Cacheux, Frédéric Cuvillier, député-maire de Boulogne-sur-Mer, Michel Delebarre, député-maire de Dunkerque, Jean-Paul Denanot, président du conseil régional du Limousin, Bernard Derosier, président du conseil général du Nord,député, Julien Dray, député (91), Olivier Falorni, premier secrétaire fédéral (17), Jean Germain, maire de Tours, Karine Gloanec-Maurin, première secrétaire fédérale (41), Alain Gralepois, premier secrétaire fédéral (44), Bernard Haesebroeck, maire d'Armentières, Liliane Jean, Faouzi Lamdaoui, adjoint au maire d'Argenteuil, Martine Lignières-Cassou, députée-maire de Pau, Stéphane Le Foll, député européen (72), Bruno Le Roux, député (93), Frédéric Leveillé, premier secrétaire fédéral (61), Jean-Jacques Lozach, président du conseil général de la Creuse, Victorin Lurel, président du conseil général de Guadeloupe, député, Patrick Mareschal, président du conseil général de Loire-Atlantique, Pierre Mauroy, sénateur (59), Rémy Pauvros, maire de Maubeuge, Jean-Luc Perat, député (59), Bruno Rebelle, Pierre Regnault, maire de la Roche-sur-Yon, Alain Rodet, député-maire de Limoges, Bernard Roman, député (59), Michel Sapin, député (36), Michel Sergent, sénateur (62), Pascal Terrasse, président du conseil général de l'Ardèche, député, André Vallini, président du conseil général de l'Isère.

Publié dans Parti Socialiste

Commenter cet article