La réforme des institutions, "bon vouloir de Nicolas Sarkozy", selon Hollande

Publié le par Cohérence et Espoir 94

PARIS (AFP) - Le premier secrétaire du PS François Hollande a estimé mercredi que la réforme des institutions était synonyme du "bon vouloir de Nicolas Sarkozy" et de "l'exercice solitaire du pouvoir", confirmant que les socialistes allaient "repousser" le texte au congrès.

Cette réforme, "c'est le bon vouloir de Nicolas Sarkozy, c'est le renforcement du système présidentiel et de l'exercice solitaire du pouvoir", a affirmé M. Hollande lors d'une conférence de presse, à cinq jours du vote des parlementaires sur le texte au Congrès de Versailles.

Les socialistes sont "dans une opposition responsable. Nous considérons que ce texte n'est pas bon, il faut donc le repousser", a-t-il dit, en soulignant qu'"aucune des propositions de la gauche n'a recueilli l'assentiment du gouvernement et du président de la République".

Selon le numéro un du PS, "les avancées en matière de droits du parlement sont virtuelles". "Ce qui n'est pas virtuel", a-t-il ajouté, "c'est la possibilité donnée au président de la République de s'exprimer devant le parlement réuni en congrès à Versailles". "Cette réforme n'avait qu'un seul objectif, celui-là, le reste était des mesures d'accompagnement", a-t-il insisté.

Le seul point positif du texte, selon lui, est la possibilité donnée aux citoyens de saisir le Conseil constitutionnel dont la composition, a-t-il regretté, reste inchangée.

Pour M. Hollande, les propositions de Nicolas Sarkozy dans Le Monde "ne sont que des initiatives sans traduction juridique" qui dans leur méthode "révèlent la dérive présidentialiste" du pouvoir. Il dénoncé "une méthode qui consiste à jeter des leurres, de la poudre aux yeux".

Le patron du PS a attribué un éventuel échec de la réforme "au trouble au sein de la majorité" car "toute la gauche réunie n'a pas la minorité de blocage de deux cinquièmes".

A l'égard des radicaux de gauche qui ont décidé de voter la réforme, M. Hollande a affirmé qu'il n'était "pas dans la menace". Mais "chacun doit être mis devant sa responsabilité", a-t-il dit dans la perspective des accords PS-PRG pour les sénatoriales de septembre. "Chaque candidat doit réfléchir à la situation", a-t-il lancé.

Selon lui, que Nicolas Sarkozy "fasse la proposition d'abaisser le seuil de constitution d'un groupe parlementaire à 15", c'est "sans doute parce qu'il y a tractation avec un parti", a-t-il dit dans une allusion à la formation de Jean-Michel Baylet.

M. Hollande s'exprimait en présence de plusieurs parlementaires socialistes, notamment Jean-Marc Ayrault, président du groupe à l'Assemblée, le député André Vallini, les sénateurs Robert Badinter et Bernard Frimat.

Publié dans Parti Socialiste

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